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lundi 28 mars 2016 | By: Mickaelus

Arrivée de l'anneau de sainte Jeanne d'Arc au Puy du Fou en Vendée

[Ce texte a d'abord été publié sur le forum le 22 mars.]



Le lendemain d'une très bonne soirée passée au Logis de la Chabotterie pour assister à un spectacle, "Nuit blanche à la Chabotterie" (cliquer ici pour quelques extraits), qui commémorait l'exécution du général Charette fin mars 1796, il y a bientôt 220 ans, je me suis rendu avec deux membres de ma famille au Puy du Fou, le 20 mars donc, afin de rendre hommage, cette fois, à sainte Jeanne d'Arc dont l'anneau racheté aux Anglais devait nous être présenté officiellement. La journée était fort belle et agréable, le ciel parfaitement dégagé et d'un bleu pur comme pour mieux accueillir la dernière relique de celle qui fut un "trait d'union entre le Ciel et la terre", comme le déclara ensuite Philippe de Villiers lors de son discours. La foule était fort nombreuse et très compacte dans la cour du Château Renaissance où toute la cérémonie eut lieu : quelques 5000 personnes d'après les estimations, de toutes conditions sociales mais d'une origine française homogène (beaucoup de Vendéens, au sens large, mais aussi des personnes ayant fait le déplacement depuis d'autres régions de France). L'ambiance était à la ferveur et à l'enthousiasme, bien différente de celle d'un 14 juillet ; les gens avaient d'eux-mêmes apporté quelques bannières fleurdelysées sur fonds bleu ou bien blanc, et à peine comptait-on un ou deux tricolores en sus du drapeau "officiel" de la tribune qui faisait part égale avec la bannière blanche de Jeanne d'Arc vouée à Dieu et au Roi. La célébration fut dans la veine idéologique syncrétiste du Puy du Fou, c'est-à-dire inscrite dans l'histoire de France des origines à nos jours : le cortège de l'anneau, présenté d'abord sur un magnifique palanquin, était escorté par des chevaliers aux destriers caparaçonnés et aux étendards colorés, mais aussi par des poilus de 14-18 (le spectacle le plus récent du parc est consacré à Verdun, en attendant le Dernier Panache de Charette cet été). Et puis, se trouvaient présents pour former une haie d'honneur, de nombreux élèves de l'école militaire de Saint-Cyr, venus sur la base du volontariat pour honorer celle qui inspire encore les soldats, et entonner plusieurs chants militaires au fil du temps, notamment sur l'air de Robert Bruce lié à l'entrée de Jeanne d'Arc dans Orléans (cliquer ici pour écouter une interprétation) - l'armée française était encore présente par la délégation de la musique de la région Terre-Ouest.

Des discours furent prononcés par Nicolas de Villiers, fils de Philippe de Villiers et actuel président du Parc du Puy du Fou, par Jacques Trémolet de Villers, qui avait alerté la famille de Villiers sur la mise en vente de l'anneau et qui s'attarda plus précisément sur le procès de Jeanne d'Arc (il est l'auteur de Jeanne d'Arc: Le procès de Rouen (21 février-30 mai 1431)), par Franck Ferrand, historien que l'on connaît pour ses interventions sur France 3 et Europe 1, et par Philippe de Villiers naturellement. La tonalité des interventions - une vidéo vous permettra d'en juger pour Villiers père tout du moins - n'était, ce n'est pas une surprise, pas contre-révolutionnaire ni royaliste mais réactionnaire et patriote à mon sens, dans la lignée de ce que l'on connaît de certains des discoureurs. Ces discours, tout centrés sur la personne de Jeanne, sur ses vertus de résistante, d'illumination et d'exemple, dans la bouche de messieurs de Vill(i)ers ou Ferrand, n'étaient pas sans inspiration pour autant. Cependant, il ne nous est pas possible de souscrire à ce rassemblement neutre, large, si ce n'est nationaliste, voulant faire de Jeanne d'Arc la protectrice d'une France désincarnée, sans le roi, comme si le combat pour le sacre du Dauphin n'avait été, somme toute, qu'anecdotique. Car si Philippe de Villiers pouvait légitimement triompher d'avoir pu "payer la rançon" de Jeanne d'Arc - avec moult donateurs - presque 600 ans après, quand ni Charles VII ni aucun noble compagnon de la Pucelle ne le fit, il n'en reste pas moins que Jeanne s'est battue pour la Foi et par conséquent, pour une conception sacrée du pouvoir qui ne saurait être celle, athée, nihiliste, relativiste, de la république. L'ingratitude sous-entendue du roi (on pourrait aussi parler de celle de la Restauration vis-à-vis des grands sacrifiés de la Guerre de Vendée de 1793-94) n'y change rien. Et puis, on ne peut terminer sans dire un mot de ce rachat de l'anneau désormais plus ou moins contesté par le gouvernement anglais via son Conseil national des arts, ce dernier s'étant soudainement rendu compte que cet objet constituerait un trésor national britannique et qu'il aurait dû, à ce titre, faire l'objet d'une licence d'exportation spéciale. Cela d'après une législation européenne mais qui, d'après Philippe de Villiers, ne devrait concerner que la sortie d'un tel objet de l'Union européenne. Et celui-ci de conclure, après plusieurs traits ironiques, quant à une éventuelle restitution de l'anneau aux Anglais : "it's too late !"

Une fois la cérémonie terminée, qui ne fut pas sans émotion, de scandale à travers ce petit coup de nos voisins d'Albion ou encore grâce aux paroles touchantes d'une petite fille interprétant Jeanne, l'anneau fut déposé sous vitrine dans la chapelle du château et offert à une vénération temporaire, la présentation définitive ne pouvant avoir lieu qu'en avril ou un peu plus tard, le temps que l'installation de la sécurité soit mise en place et satisfaisante. L'empressement de la foule était physiquement manifeste, tant nous étions serrés le temps de pouvoir nous frayer un passage jusqu'à la relique, devant laquelle on ne pouvait que brièvement prier et se recueillir. Je ne manquai pas, pour ma part, de remercier la sainte pour son sacrifice, de lui demander de protéger la France et de nous aider, du Ciel cette fois-ci, à emmener l'héritier du trône de France vers le sacre que nous attendons tant.


Quelques liens, pour terminer, sur ce sujet de l'anneau :


Articles & comptes-rendus :

  • Le premier, écrit par Denis Tillinac pour Valeurs actuelles avant la cérémonie, représente bien la tendance réactionnaire : cliquer ici.
  • Un article sur la question de l'authenticité, quasiment prouvée (avant la cérémonie également) : cliquer ici.
  • Un court sujet du journal de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut : cliquer ici.
  • Article du Figaro sur la cérémonie : cliquer ici.
  • Article de Ouest-France sur l'affaire anglaise : cliquer ici.
  • Un long entretien de Philippe de Villiers pour le site le Rouge & le Noir (28 mars) : cliquer ici.

A lire :




vendredi 20 novembre 2015 | By: Mickaelus

Attentats du 13 novembre : il faut ressusciter la France

« L'Hiver vient », telle est l'expression utilisée par George R. R. Martin dans sa célèbre saga médiévale-fantastique Le Trône de Fer, afin d'annoncer non seulement une longue période hivernale, mais aussi voire surtout une période de troubles et de difficultés incalculables. En France, ou plutôt dans ce pays qui fut la France et qui s'appelle désormais la République, l'hiver est déjà venu, c'est-à-dire cet hiver des idées et de la spiritualité qui paralyse les consciences, les esprits, et empêche tout espoir de renouveau, ou pour employer un terme chrétien plus judicieux, de résurrection. Car si la France éternelle n'est pas morte dans le cœur de ses derniers fidèles, elle se trouve dans un état de non-existence politique – la République étant là comme une régence illégale qui n'en finit pas. Et l'on se prend à prier pour son retour, comme jadis on espérait outre-Manche le retour du roi Arthur, défait dans la guerre contre son fils Mordred mais pas tout à fait mort, coincé quelque part entre les deux mondes sur l'île d'Avalon. Certes, l'attente peut s'avérer longue quand son objet se fait de plus en plus mythique ! Ou bien elle peut être brisée, comme quand Henri II Plantagenêt découvre opportunément le tombeau du roi Arthur pour dire à ses sujets : n'attendez-plus, n'espérez plus, c'est terminé.

Depuis les attentats commis à Paris en ce sinistre vendredi 13 du mois de novembre, des hommes politiques se complaisent à déclamer que les choses ont changé, que plus rien ne sera jamais comme avant – comme pour faire montre de leur détermination à leurs électorats, ou à leurs clients qui veulent encore essayer de croire que la grande entreprise démocratique est encore capable d'assurer leur sécurité. La grande entreprise bourgeoise – à la communication démocrate et aux pratiques totalitaires, délocalisée depuis quelques décennies à Bruxelles, a pris acte de l'état de guerre : on veut toucher au grand marché libéral et libertaire par la Terreur verte. Pourtant, l'attaque du 11 janvier menée contre Charlie Hebdo était déjà sans ambiguïté à cet égard : on avait mené une mission militaire en plein Paris, certes à une échelle bien moindre qu'en ce 13 novembre, pour signifier que le territoire de la République était déjà une terre d'Islam et que critiquer le prophète Mahomet constituait un délit de blasphème. On avait ensuite connu une grande manifestation dite républicaine, qu'on avoua plus tard avoir rassemblé une majorité de gens de gauche... Et puis on a attendu : on a laissé les imams prêcher contre les « porcs chrétiens », sans comprendre qu'on mettait aussi bien les Français anciens – réactionnaires au sens large ou nationalistes – que les nouveaux – comprendre, les républicains athées de tout poil – dans l'équation. On a laissé les frontières grandes ouvertes pour accueillir toute la misère du monde, celle-là même créée de toute pièce par les États-Unis dans la région irakienne et syrienne, et par tous ses alliés, dont la France, vendant des armes à des groupes rebelles islamistes pour le moins troubles, fermant les yeux sur le double-jeu de la Turquie dont la vocation serait toujours d'intégrer l'Europe à terme, ou sur les prétendus alliés sunnites comme l'Arabie Saoudite ou encore le Qatar, qui rachètent la France par morceaux dans les grandes villes. François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ont été incapables de prendre la mesure de la situation, mais le pouvaient-ils seulement du fait que tous ces gens utilisent le même logiciel idéologique périmé, pour ne pas voir une réalité méprisée ?


En vérité, cet aveuglement aussi volontaire que traître envers la France éternelle et royale, ne date pas d'hier. On se souviendra peut-être des débats engendrés par l'élection présidentielle de 2007, à l'occasion de laquelle le candidat du Mouvement pour la France Philippe de Villiers avait écrit un livre intitulé Les mosquées de Roissy, et où il annonçait, pour reprendre sa formule, que les sociétés multiculturelles devenaient nécessairement multiconflictuelles. Je me souviens fort bien comment Jack Lang avait répondu, lors d'une émission télévisée, à ce qu'il considérait comme des fantasmes délirants, avec une morgue bien attristante quand on connaît les développements actuels entraînés par l'accueil sans borne ni mesure de l'islam sur notre territoire : il avait estimé que de telles prévisions auraient eu plutôt leur place dans le scénario d'un film hollywoodien... Les images de guerre diffusées en boucle par nos télévisions n'en sont pas très éloignées il est vrai, mais elles sont, mille fois hélas, bien réelles. Réelle est également la compétence des forces de police dont il faut saluer l'efficacité, quand bien même le régime actuel est illégitime. Mais le panache de la réaction gouvernementale sur la forme, ne peut pas faire illusion sur le déficit criant qui existe sur le fonds, à cause du logiciel périmé auquel je faisais référence ci-dessus. La classe politique républicaine dans son ensemble, et pas seulement la gauche, ne veut plus savoir ce qu'est la France, non seulement politiquement comme peut le déplorer un royaliste, mais également culturellement. C'est pourquoi si garder les frontières fermées, comme le réclame le Front National depuis des décennies, est une urgence et relève du simple bon sens, cela ne saurait être suffisant dès lors que ce sont les héritiers de la France de jadis, ceux-là même qui vivent à l'intérieur de ces frontières, qui ne veulent plus de la France. Que propose-t-on en effet comme figures de rassemblement au peuple après ces événements traumatisants ? Le drapeau tricolore et la Marseillaise, ce chant de guerre aux paroles sanguinaires qui rappelle un autre terrorisme, celui de la Convention et de Robespierre contre la Vendée génocidée... On brandit l'étendard de la laïcité, cette école de pensée du nihilisme, cette machine à faire le vide, grâce à laquelle l'islam progresse de plus en plus. L'assemblée des maires tenue récemment a parlé d'en finir avec les crèches publiques, avec la présence des politiques aux dernières processions et rassemblements religieux populaires. Dans les mosquées, on commence à s'emparer des symboles républicains, pour bien montrer que l'islam est compatible avec la république : tant les adeptes les plus rusés de ce culte conquérant ont bien compris que la pérennité de ce régime relativiste est leur meilleure garantie de succès, avec un peu de patience et une natalité qui tient le rythme. Comment ne pas prendre conscience, en effet, qu'alors même que des musulmans – et non des islamistes, ce terme étant une invention – commettent des violences partout dans le monde au nom de la domination de leur culte, ce sont les chrétiens traditionnels et les pseudo-fascistes qu'on trouve encore le moyen d'accuser de ne pas vouloir accueillir la grande figure de l'Autre, de l’Étranger ? Les grands ténors médiatiques de la réaction, du reste, qu'on les appelle Le Pen, Zemmour, Villiers, et s'ils font des constats justes régulièrement, buttent toujours sur ce même point, parce qu'ils n'osent pas franchir le Rubicon : la république et la laïcité.

En effet, le régime républicain et la religion des droits de l'homme – hélas adoptée par un certain nombre de prélats catholiques, tristes héritiers « spirituels » des prêtres constitutionnels sous la Révolution – ne sont pas la solution aux problèmes culturels et religieux que nous rencontrons, ce sont au contraire la source de tous nos problèmes, le symbole absolu de tous nos reniements. On ne cesse d'en appeler à l'unité, sans nul doute en écho au grand principe de ce régime qui se voulait à l'origine « un et indivisible », on invente des concepts hallucinatoires qu'on appelle par exemple l'« identité heureuse » avec Alain Juppé. Seulement, les gens ne sont ni unis ni heureux dans ce pays, ils sont divisés par tous les éléments constitutifs de l'identité qu'il soit possible d'imaginer : par les partis politiques, par le genre, par la culture, par la religion, par la nationalité même parfois, etc. Personne ne regarde dans la même direction, mais faut-il s'en étonner quand on a volontairement remisé le culturel et le religieux au placard, pour devenir une contrée de marchands et de consommateurs, comme les Américains, en prévision notamment du traité transatlantique qui sera comme la fameuse goutte d'eau ? Chacun sait que le relativisme religieux, sous le couvert de l'égalité, n'est jamais qu'une manière de détruire la France chrétienne traditionnelle, pour qu'elle ne puisse plus jamais ressusciter, comme je l'invoquais au début de ce texte. Les dignitaires catholiques qui ont souscrit à la liberté religieuse et renoncé à leur mission de conversion pour le salut des âmes, sont également de grands coupables à cet égard. Car dans un contexte monarchique sain(t) d'esprit, la solution au problème musulman s'imposerait d'elle-même : quand une religion comporte dans son ADN la nécessité du djihad contre les nations infidèles, sa présence n'est pas souhaitable quand notre religion traditionnelle n'est pas l'islam mais le catholicisme. Fermer les mosquées radicales est insuffisant, la vérité est qu'il aurait fallu imposer la conversion aux immigrés musulmans, ou bien ne pas les accueillir. Quand certains maires ne souhaitaient accueillir que des réfugiés syriens chrétiens, on sent bien qu'une partie de la population comprend encore cela. Mais pas les républicains qui voient dans les droits de l'homme une religion et ont renié la France catholique et royale, ou même plus simplement son héritage cultuel et civilisationnel. C'est celle-ci qui peut seule proposer l'unité à travers la figure du roi de France, celui que l'on appelle Très-Chrétien : « un roi, une foi, une loi », proclamait-on jadis avec fierté. Certains pays comme la Russie commencent à retrouver cette fierté des racines, à travers notamment le renouveau du christianisme orthodoxe, qui est une religion véritablement sœur de la nôtre. Nos républicains ne s'y trompent pas, quand ils ont voulu désigner ce pays et Vladimir Poutine comme l'ennemi idéologique numéro un, presque devant l’État islamique. C'est dire combien l'inflexion diplomatique récente, après toutes les malhonnêtetés de Laurent Fabius, doit faire mal à l'ego d'un grand nombre.

Quoi qu'il en soit, l'Hiver vient, écrivais-je, ou plutôt n'en finit-il pas de se durcir, afin de pétrifier par les ardeurs des glaces idéologiques de gauche, les dernières forces vives et naturelles de ce pays. Il appartient néanmoins aux familles chrétiennes et royalistes, et à celles qui ont encore de la sympathie pour ces grands principes, de survivre, de résister, car viendra un temps où la république sera écartelée entre ses principes libéraux-libertaires et son jeu dangereux avec l'islam ; il faudra convaincre toutes les familles patriotes ayant survécu dans ce pays, de se rallier à bannière aux Fleurs de Lys, à l'Oriflamme et au panache blanc des Bourbons, pour la grande Reconquête. C'est la condition même d'un avenir encore possible pour la France, à travers non pas une restauration, mais une véritable résurrection, car ce sont le Trône et l'Autel qui devront se retrouver : les institutions ne pourront rien sans la religion, et la religion a besoin de la tradition pour se ressourcer. Cette alliance est celle-là même qui constitue le véritable modèle indépassable de la laïcité à la française, la distinction des pouvoirs temporel et spirituel mais aussi et surtout leur union, parce que l'Homme ne fait qu'un, il est de chair et possède une âme. Il faudra alors en finir avec la Terreur rouge, cette république au déguisement démocratique qui ne s'est jamais repentie des massacres commis en Vendée, et avec la Terreur verte, cet Islam dont le Dieu est si loin des hommes, ayant refusé le principe d'Incarnation du Christ sauveur. Ainsi, pour que vive l'Homme, vive la France royale et catholique, vive Louis XX !

jeudi 3 décembre 2009 | By: Mickaelus

Les minarets suisses et la naïveté réactionnaire et nationaliste



Comme tout être humain qui suit un minimum l'actualité - européenne en l'occurrence -, chacun sait que 57 % de nos voisins suisses se sont tout récemment prononcés pour l'interdiction de la construction des minarets, ornements les plus ostensibles et les plus agressifs, pour l'œil "infidèle", des mosquées qui poussent comme des champignons dans toute l'Europe, convertie de longue date au relativisme religieux révolutionnaire semé avec amour voilà deux cents ans par Napoléon et ses jardiniers grognards. Un peu comme lors de l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002, l'univers nationaliste et réactionnaire ainsi que toute la "réacosphère" d'internet sont en ébullition, et exultent sous le coup d'une victoire dont j'aimerais bien percevoir aussi bien qu'eux les effets véritables et surtout durables.

S'il n'est évidemment pas incorrect d'éprouver quelque plaisir narquois à l'annonce de cette nouvelle, surtout en consultant les réactions ô combien prévisibles des politiques et des journalistes adeptes de la bien-pensance, il faut souligner aussi que ce référendum n'est qu'un coup d'épée dans l'eau et qu'il ne sera pas plus efficace que le second tour de 2002 déjà mentionné. Il n'aura en effet échappé à personne que même sans minarets, les mosquées seront toujours là, de même que les populations musulmanes : on se demande donc bien comment on pourrait se réjouir d'un petit score tel que 57 % quand la question aurait dû porter sur l'interdiction de la construction des mosquées, voire même sur l'interdiction du culte musulman. On me répondra sans doute que c'est toujours un début et que c'est encourageant, de même que le sondage qui vient d'annoncer que 41 % de Français seraient contre la construction de nouvelles mosquées : eh bien pas nécessairement quant aux principes.

Leur attitude face à cette nouvelle illustre parfaitement les paradoxes dont sont incapables de se débarrasser les réactionnaires et nationalistes français (mais européens également), englués qu'ils sont dans le système républicain et démocratique. D'un point de vue formel, cette tendance politique prouve encore une fois qu'elle chérit les armes de l'ennemi, ces armes qui sont responsables de la destruction de la France traditionnelle dont ils se prétendent parfois - certains sont des républicains sincères - les défenseurs ultimes. Cette arme, c'est la démocratie et la souveraineté populaire, et le concept de nation autonome qui implique que la nature de celle-ci soit potentiellement évolutive, puisqu'elle est le fruit non plus d'un droit divin et d'une tradition concentrée dans les mains d'un roi, mais l'expression d'une volonté générale sujette au changement et à toutes les manipulations de l'opinion que nous connaissons. Historiquement, c'est donc le mouvement révolutionnaire et la victoire de l'individualisme, qui se manifestent aussi bien dans le relativisme religieux que dans le droit de vote - l'essentiel étant que la voix de chaque individu compte autant, quelles que soient sa condition et ses croyances -, qui a permis le déracinement de la France (puis des autres états européens) et la possibilité même de l'émergence d'une forte population musulmane. Croire que plus de démocratie est la seule solution face à l'islamisation est aussi naïf que croire la même chose vis-à-vis de la construction européenne : ces phénomènes sont les conséquences logiques de la destruction de la monarchie française et de l'avènement d'une république qui se veut dépassement de toute frontière et de tout particularisme.

Car au-delà de ce problème formel qui est déjà conséquent, il y a également un problème de fonds qui s'y superpose, celui de la laïcité et de la liberté de culte. On l'a bien vu dans toute l'histoire de la république, non seulement l'établissement de ce régime est inséparable de l'hostilité au catholicisme d'avant Vatican II, trop entaché aux yeux de nos "purs" par l'alliance multiséculaire du trône et de l'autel, mais la droite réactionnaire comme l'extrême droite, depuis que la promotion de l'islam par la gauche a accompagné l'anticatholicisme, n'ont jamais su se défendre autrement que par un laïcisme qui rejoint de manière cocasse celui de la gauche, n'hésitant pas à sacrifier le catholicisme dans la sphère privée s'il est possible d'en faire autant pour l'islam. Autant dire que cette politique de la terre brûlée n'équivaut qu'à se tirer une balle dans le pied au vu de l'efficacité nulle sur le camp adverse. On trouvait un très bon exemple de cette attitude dans le projet de 2007 du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, qui prévoyait seulement une charte républicaine pour la construction des mosquées et le confinement des religions dans la sphère privée. Cette simple précaution vis-à-vis de l'islam, bien élémentaire, suffisait à faire réagir Marine Le Pen, dont le Front National préfère dénoncer l'immigration pour ne pas avoir à parler du problème religieux en soi. On comprend pourquoi : tous ces gens qui prétendent défendre la tradition française ne s'interrogent aucunement sur la place de la religion dans la société. Ils tombent pleinement dans le piège révolutionnaire républicain du nivellement absolu de la valeur des religions vis-à-vis de notre histoire, sachant très bien que tenir tête aux droits de l'homme et à la constitution républicaine reviendrait à s'exclure du système qu'ils prétendent combattre : nous n'aurons donc pas même droit à la revendication d'une situation qui ressemblerait au Concordat de 1801, mais à une pleine revendication de la séparation de l'Église et de l'État de 1905.

Car la seule solution véritable face au problème de l'islamisation, ce ne sont pas des référendums qui n'empêcheront pas la démographie musulmane de progresser et de revoter le droit de construire comme ils l'entendent dans quelques décennies, ce n'est pas le laïcisme et le relativisme religieux égalitariste qui engloutit notre tradition catholique alors que l'ennemi progresse toujours, c'est encore moins la nation autonome et le peuple souverain, puisque ce concept porte en germe la possibilité même du rejet de la tradition. La solution implique d'abord le renversement de la république et à travers elle du péché originel qu'est la Révolution française, qui portent en elles tous les principes dont peuvent se prévaloir les musulmans, mais aussi, bien plus importante encore, la restauration de la monarchie française dont le roi légitime, dépositaire en lui seul de la souveraineté pleine, entière et indépendante, est le garant des principes fondamentaux de la civilisation française et, de par les serments de son sacre, de la religion catholique d'État qu'il protège. Si nous n'avons pas le courage de renouer avec notre histoire, jamais nous ni nos descendants ne serons soulagés de la pression religieuse et démographique musulmane et, bien loin de connaître un phénomène comparable à la Reconquista et à l'expulsion des Morisques sous Philippe III d'Espagne, c'est le sort des Byzantins et de Constantinople que nous subirons, avec la grande honte d'avoir été vaincus sans coup férir.
jeudi 7 juin 2007 | By: Mickaelus

L'abbé Ténèbre, gardien de la mémoire vendéenne

La statue en bronze de l'abbé Ténèbre a été officiellement dévoilée à la Tulévrière à côté de la petite chapelle récemment dotée d'une muséographie exceptionnelle. Dans ce hameau s'est joué un drame extraordinaire, emblématique de l'histoire de la Vendée. Il est aujourd'hui "un lieu source de la mémoire vendéenne", contre la tentation révisionniste.

Jacqueline Roy, conseillère générale, était aux côtés de Philippe de Villiers

L'abbé Alexandre Ténèbre veille dorénavant pour la postérité sur la petite chapelle de la Tulévrière, pieusement conservée non loin de Saint-Etienne-du-Bois. Il veille aussi sur la mémoire des vendéens. Sa statue de bronze, réalisée par le sculpteur Henry Murail, y a été dévoilée officiellement par Philippe de Villiers et Monseigneur Michel Santier, évêque de Luçon. "La Tulévrière est un haut lieu de la mémoire spirituelle de la Vendée, a déclaré à l'occasion de la cérémonie le président du Conseil Général. C'est l'unique exemple d'une chapelle construite en pleine Terreur. Ce lieu a vocation à devenir un haut lieu de pèlerinage".
La chapelle de la Tulévrière a été érigée en 1794 par les habitants de ce hameau du nord-ouest de la Vendée, tandis que les Colonnes Infernales dévastaient la région. "Elle a été construite à la lueur des incendies des églises alentour", illustre l'historien Laurent Charrier, un enfant du pays. Ce sont des rescapés du massacre commandité par la Convention et mené méthodiquement par le général Turreau qui ont dressé pierre par pierre le modeste édifice, en mémoire du miracle qui leur avait valu la vie sauve. A l'exhortation de l'abbé Alexandre Ténèbre, curé réfractaire de Croix-de-Vie, réfugié parmi eux, ces villageois avaient choisi de rester autour de leur pasteur, tandis qu'une poignée d'autres se réfugiaient un peu plus loin. Une Colonne Infernale est passée à cinquante mètres, ignorant miraculeusement le hameau, mais n'épargnant aucune vie alentour. La conviction du prêtre que Dieu les épargnerait avait sauvé les vies de la petite communauté. L'abbé Ténèbre engagea sans tarder la construction du mémorial, au nez et à la barbe des Bleus qui continuaient de sévir.

L'inconcevable pardon

"L'histoire de l'abbé Ténèbre est celle d'un homme de courage et de conviction", a insisté Philippe de Villiers. En dépit de la Paix de la Jaunaye, qui mettait fin à la première guerre de Vendée, le prêtre réfractaire refusa de se plier au pouvoir révolutionnaire. Il fut capturé à Coëx en 1797 alors qu'il célébrait la messe face à un millier de fidèles. Il fut déporté durant cinq ans en Guyane. De retour en Vendée en 1802, il fut affecté à la paroisse de Vairé, où il mourut vingt ans plus tard. Quelques jours seulement après son décès, l'évêque de Luçon consacra la chapelle comme lieu de culte perpétuel. "L'abbé Ténèbre était un homme de foi, a rappelé monseigneur Santier. Après toutes ses épreuves il a rendu grâce à Dieu pour tout ce qu'il avait reçu et il a invité ses fidèles à pardonner". Selon Philippe de Villiers, "en Vendée comme nulle part ailleurs, en Vendée pour ailleurs, s'est exprimé l'inconcevable pardon".
Aujourd'hui, une muséographie moderne et respectueuse de son caractère sacré dévoile les trésors à la fois modestes et inestimables du sanctuaire. On y découvre notamment la chasuble verte confectionnée par des fidèles à leur pasteur dans une robe de mariée, pour un sacerdoce de catacombe. Des vitraux de la fin du XIXe relatent l'histoire de l'édifice à l'appui d'un livret mis à disposition des visiteurs.
"La Tulévrière est un lieu source de la mémoire vendéenne, estime Dominique Souchet. Nous avons besoin de ce petit lieu. Le vieux révisionnisme n'a pas désarmé. Dans le musée installé dans le Château des Ducs à Nantes, la salle dédiée aux relations entre Nantes et la Vendée évoque "la naissance de la légende noire de la Vendée". Nulle part, il n'est question du champ expérimental de la Terreur qu'ont été les Guerres de Vendée." Philippe de Villiers a demandé officiellement que soit effacé de l'Arc de Triomphe à Paris le nom de Turreau. "Il ne fait de doute pour personne qu'il y a eu en Vendée un génocide. Il suffit d'un petit geste de reconnaissance. Il n'y aura pas de repentance en Vendée".


Laurent Charrier, historien de la Tulévrière
"Deux siècles de mémoire ininterrompue"


Que représente pour vous la chapelle de la Tulévrière ?
Ce lieu est unique. On y retrouve deux siècles de mémoire ininterrompue. Il n'y a pas eu ici de récupération, ni de reconstruction de l'histoire : ce sont les générations qui se sont succédées dans le hameau qui ont perpétué le souvenir des événements qui s'y sont déroulés. Il s'agit de surcroît d'un lieu de culte, qui a été construit en prenant des risques considérables, en pleine Terreur révolutionnaire, tandis que l'on détruisait toutes les églises alentour. La chapelle témoigne aussi d'un massacre. A la Tulévrière, on a été capable de subir ce massacre, de remercier la Providence pour y avoir survécu et de se souvenir des disparus. On retrouve ici un esprit d'humilité et de pardon.

Certains tentent de réécrire l'Histoire...
Aujourd'hui, plus personne ne peut nier la réalité de la volonté de la Convention d'exterminer les populations de Vendée. Robespierre avait besoin de conforter la République. Il lui fallait faire un exemple. Les faits sont incontestables. Des écrits l'attestent. Nier ce massacre, ce n'est pas respectueux de ses victimes. Ca revient à les tuer à nouveau. Il faut accepter d'affronter sa propre histoire. Un pays se construit par des événements qui peuvent être heureux, mais aussi tragiques. Il faut tous les accepter. Ca ne nécessite d'ailleurs pas de repentance. Il faut juste accepter de lire la vérité. Notre République s'est aussi construite là-dessus. Il faut l'admettre. Les Vendéens ne refusent pas la République.

De la tradition orale à la vérité historique, y avait-il des différences ?
J'ai entendu l'histoire de l'abbé Ténèbre de la bouche de ma grand-mère. J'ai grandi avec cette tradition. Lorsque j'ai commencé à mener des recherches historiques sur le sujet, j'ai pu constater que ce qui était vérifiable recoupait la tradition orale. L'Abbé Boutin avait recueilli les témoignages des enfants au XIXe siècle. J'ai pu consulter ces documents dans les registres paroissiaux, qui n'étaient d'ailleurs pas consultables à l'époque par les paroissiens eux-mêmes. Du récit que j'avais entendu, à ce que j'ai pu lire, en passant par le contenu des registres paroissiaux, tout se recoupe. Il y avait bien quelques détails, qui m'avaient été racontés et que je n'avais pas pu vérifier et dont je n'ai pas tenu compte, mais l'ensemble était juste.

Aujourd'hui, la tradition est toujours vivante...
Dans ma jeunesse, le pèlerinage rassemblait près d'un millier de personnes. On installait un manège. Ca durait une pleine journée. Il existe toujours, mais avec beaucoup moins de monde, deux à trois cents personnes. Il en va ainsi de la plupart des pèlerinages. Pour autant, le sentiment d'être lié à la Tulévrière est toujours très fort. On y revient. C'est un peu une paroisse dans la paroisse de Saint-Etienne-du-Bois. Ce sanctuaire est dédié à Notre Dames des Martyrs du Bas-Poitou depuis l'origine, par l'abbé Ténèbre lui-même. Ca rattache le lieu à l'ensemble des victimes des Colonnes Infernales.

A lire : "L'Abbé Ténèbre et la Chapelle de la Tulévrière", par Laurent Charrier, aux éditions Siloë.


Source : Le journal de la Vendée n° 74 - du 4 au 16 juin 2007

vendredi 22 décembre 2006 | By: Mickaelus

Philippe de Villiers (1460-1534)

En hommage à notre Philippe de Villiers national, une petite page d'histoire sur un homonyme. Décidément il y a des noms qui sont bien portés !

Philippe de Villiers (1460-1534)
Grand maître de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

Philippe de Villiers (Bibiliothèque Nationale de France)

Fils cadet de Jacques de Villiers, seigneur de l’Isle-Adam, et de Jeanne de Nesle, Philippe voit le jour vers 1460 à Beauvais. Il passe sa prime jeunesse au château fort de l’Isle-Adam dans l’île du Prieuré. Dès l’âge de 18 ans, il est reçu dans l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Après un bref séjour d’initiation dans une commanderie de la Région, il est appelé à Rhodes par le grand maître Pierre d’Aubusson pour renforcer la garnison que les Turcs s’apprêtent à assiéger. Nous sommes en 1480. Grâce à la défense héroïque des chevaliers, les Turcs devront lever le siège.

Chevaliers de l'Ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem

Dès 1510, Philippe de Villiers, alors commandeur de l’Ordre, se signale par un exploit. A la tête de la flotte de la Religion, il remporte une victoire éclatante contre une flotte égyptienne supérieure en nombre. L’année suivante le grand maître Emery d’Amboise le nomme Bailli ; ce poste honorifique lui ouvre l’accès au conseil de l’Ordre. Le 2 octobre 1512, il est promu Grand Hospitalier et à ce titre il a en charge l’hôpital de Rhodes.

De 1515 à 1521, le grand maître del Caretto l’envoie en France auprès du roi François 1er pour représenter les intérêts de l’Ordre. En 1519, il est nommé Grand Prieur de la langue de France. Les promotions se succèdent pour Philippe de Villiers, car ses qualités de grand chef de guerre, de diplomate et de religieux sincère sont reconnues de tous. Alors qu’il se trouve en Bourgogne auprès du roi de France, il apprend qu’il a été nommé le 21 janvier 1521 au poste suprême de grand maître. Il rentre immédiatement à Rhodes afin de prendre ses nouvelles fonctions car la menace d’une attaque des Turcs se précise.

En effet, en juin de l’année suivante, Soliman le Magnifique, le redoutable sultan ottoman débarque dans l’île à la tête de 200 000 hommes de troupe. Le siège va durer près de six mois. Les 600 chevaliers et 5 000 soldats, ayant à leur tête Philippe de Villiers, vont se battre héroïquement. Malheureusement la disproportion des forces en présence, l’absence d’aide extérieure en provenance des états chrétiens et la trahison du chancelier de l’Ordre Andréa d’Amaral, viendront à bout de leur résistance. Afin de sauver d’une extermination certaine les habitants de Rhodes, Philippe obtient de Soliman une reddition honorable.

Vue de La Valette à Malte (Office de Tourisme de Malte)

Le 1er janvier 1523, à la tête des 160 chevaliers survivants, des soldats et des habitants de Rhodes (environ 4 000) qui ne voulaient pas subir le joug des Turcs, il quitte Rhodes à bords d’une cinquantaine de navires. Une errance en Méditerranée commence. Pendant sept années Philippe va rechercher une nouvelle terre d’asile pour y installer son Ordre. Enfin le 24 mars 1530, l’empereur Charles Quint lui offre l’île de Malte, située entre la Sicile et l’Afrique du Nord, véritable verrou entre la Méditerranée orientale et occidentale. Les chevaliers vont pouvoir poursuivre leur mission de défense des navires chrétiens contre les attaques des Turcs et des Barbaresques. Le 26 octobre de la même année Philippe prend possession de son nouveau fief et entreprend immédiatement la fortification du grand port de Malte.

Malheureusement épuisé par des années de combat et les nombreuses négociations qu’il a dû mener auprès des rois chrétiens (Henri VIII d’Angleterre, Charles Quint, François 1er, le roi du Portugal) et le pape pour défendre les intérêts de l’Ordre menacés par la cupidité de ces derniers, il décède le 21 août 1534 à Malte. Il sera enterré dans la chapelle Sainte-Anne du château Saint-Ange. Apprenant son décès, Soliman le Magnifique, qui avait toujours admiré les qualités de ce personnage exceptionnel, va faire publier dans toutes les mosquées de son immense empire un panégyrique en son honneur : "Croyants apprenez d’un infidèle comment on accomplit son devoir jusqu’à être admiré et honoré de ses ennemis". Jamais depuis, un vainqueur n’a honoré à ce point son adversaire.

Gisant de P. de Villiers

En 1577, après la construction de la nouvelle et magnifique église conventuelle Saint-Jean à La Valette, le corps de Philippe de Villiers sera transféré dans la crypte de celle-ci où il repose depuis.

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