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vendredi 20 novembre 2015 | By: Mickaelus

Attentats du 13 novembre : il faut ressusciter la France

« L'Hiver vient », telle est l'expression utilisée par George R. R. Martin dans sa célèbre saga médiévale-fantastique Le Trône de Fer, afin d'annoncer non seulement une longue période hivernale, mais aussi voire surtout une période de troubles et de difficultés incalculables. En France, ou plutôt dans ce pays qui fut la France et qui s'appelle désormais la République, l'hiver est déjà venu, c'est-à-dire cet hiver des idées et de la spiritualité qui paralyse les consciences, les esprits, et empêche tout espoir de renouveau, ou pour employer un terme chrétien plus judicieux, de résurrection. Car si la France éternelle n'est pas morte dans le cœur de ses derniers fidèles, elle se trouve dans un état de non-existence politique – la République étant là comme une régence illégale qui n'en finit pas. Et l'on se prend à prier pour son retour, comme jadis on espérait outre-Manche le retour du roi Arthur, défait dans la guerre contre son fils Mordred mais pas tout à fait mort, coincé quelque part entre les deux mondes sur l'île d'Avalon. Certes, l'attente peut s'avérer longue quand son objet se fait de plus en plus mythique ! Ou bien elle peut être brisée, comme quand Henri II Plantagenêt découvre opportunément le tombeau du roi Arthur pour dire à ses sujets : n'attendez-plus, n'espérez plus, c'est terminé.

Depuis les attentats commis à Paris en ce sinistre vendredi 13 du mois de novembre, des hommes politiques se complaisent à déclamer que les choses ont changé, que plus rien ne sera jamais comme avant – comme pour faire montre de leur détermination à leurs électorats, ou à leurs clients qui veulent encore essayer de croire que la grande entreprise démocratique est encore capable d'assurer leur sécurité. La grande entreprise bourgeoise – à la communication démocrate et aux pratiques totalitaires, délocalisée depuis quelques décennies à Bruxelles, a pris acte de l'état de guerre : on veut toucher au grand marché libéral et libertaire par la Terreur verte. Pourtant, l'attaque du 11 janvier menée contre Charlie Hebdo était déjà sans ambiguïté à cet égard : on avait mené une mission militaire en plein Paris, certes à une échelle bien moindre qu'en ce 13 novembre, pour signifier que le territoire de la République était déjà une terre d'Islam et que critiquer le prophète Mahomet constituait un délit de blasphème. On avait ensuite connu une grande manifestation dite républicaine, qu'on avoua plus tard avoir rassemblé une majorité de gens de gauche... Et puis on a attendu : on a laissé les imams prêcher contre les « porcs chrétiens », sans comprendre qu'on mettait aussi bien les Français anciens – réactionnaires au sens large ou nationalistes – que les nouveaux – comprendre, les républicains athées de tout poil – dans l'équation. On a laissé les frontières grandes ouvertes pour accueillir toute la misère du monde, celle-là même créée de toute pièce par les États-Unis dans la région irakienne et syrienne, et par tous ses alliés, dont la France, vendant des armes à des groupes rebelles islamistes pour le moins troubles, fermant les yeux sur le double-jeu de la Turquie dont la vocation serait toujours d'intégrer l'Europe à terme, ou sur les prétendus alliés sunnites comme l'Arabie Saoudite ou encore le Qatar, qui rachètent la France par morceaux dans les grandes villes. François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ont été incapables de prendre la mesure de la situation, mais le pouvaient-ils seulement du fait que tous ces gens utilisent le même logiciel idéologique périmé, pour ne pas voir une réalité méprisée ?


En vérité, cet aveuglement aussi volontaire que traître envers la France éternelle et royale, ne date pas d'hier. On se souviendra peut-être des débats engendrés par l'élection présidentielle de 2007, à l'occasion de laquelle le candidat du Mouvement pour la France Philippe de Villiers avait écrit un livre intitulé Les mosquées de Roissy, et où il annonçait, pour reprendre sa formule, que les sociétés multiculturelles devenaient nécessairement multiconflictuelles. Je me souviens fort bien comment Jack Lang avait répondu, lors d'une émission télévisée, à ce qu'il considérait comme des fantasmes délirants, avec une morgue bien attristante quand on connaît les développements actuels entraînés par l'accueil sans borne ni mesure de l'islam sur notre territoire : il avait estimé que de telles prévisions auraient eu plutôt leur place dans le scénario d'un film hollywoodien... Les images de guerre diffusées en boucle par nos télévisions n'en sont pas très éloignées il est vrai, mais elles sont, mille fois hélas, bien réelles. Réelle est également la compétence des forces de police dont il faut saluer l'efficacité, quand bien même le régime actuel est illégitime. Mais le panache de la réaction gouvernementale sur la forme, ne peut pas faire illusion sur le déficit criant qui existe sur le fonds, à cause du logiciel périmé auquel je faisais référence ci-dessus. La classe politique républicaine dans son ensemble, et pas seulement la gauche, ne veut plus savoir ce qu'est la France, non seulement politiquement comme peut le déplorer un royaliste, mais également culturellement. C'est pourquoi si garder les frontières fermées, comme le réclame le Front National depuis des décennies, est une urgence et relève du simple bon sens, cela ne saurait être suffisant dès lors que ce sont les héritiers de la France de jadis, ceux-là même qui vivent à l'intérieur de ces frontières, qui ne veulent plus de la France. Que propose-t-on en effet comme figures de rassemblement au peuple après ces événements traumatisants ? Le drapeau tricolore et la Marseillaise, ce chant de guerre aux paroles sanguinaires qui rappelle un autre terrorisme, celui de la Convention et de Robespierre contre la Vendée génocidée... On brandit l'étendard de la laïcité, cette école de pensée du nihilisme, cette machine à faire le vide, grâce à laquelle l'islam progresse de plus en plus. L'assemblée des maires tenue récemment a parlé d'en finir avec les crèches publiques, avec la présence des politiques aux dernières processions et rassemblements religieux populaires. Dans les mosquées, on commence à s'emparer des symboles républicains, pour bien montrer que l'islam est compatible avec la république : tant les adeptes les plus rusés de ce culte conquérant ont bien compris que la pérennité de ce régime relativiste est leur meilleure garantie de succès, avec un peu de patience et une natalité qui tient le rythme. Comment ne pas prendre conscience, en effet, qu'alors même que des musulmans – et non des islamistes, ce terme étant une invention – commettent des violences partout dans le monde au nom de la domination de leur culte, ce sont les chrétiens traditionnels et les pseudo-fascistes qu'on trouve encore le moyen d'accuser de ne pas vouloir accueillir la grande figure de l'Autre, de l’Étranger ? Les grands ténors médiatiques de la réaction, du reste, qu'on les appelle Le Pen, Zemmour, Villiers, et s'ils font des constats justes régulièrement, buttent toujours sur ce même point, parce qu'ils n'osent pas franchir le Rubicon : la république et la laïcité.

En effet, le régime républicain et la religion des droits de l'homme – hélas adoptée par un certain nombre de prélats catholiques, tristes héritiers « spirituels » des prêtres constitutionnels sous la Révolution – ne sont pas la solution aux problèmes culturels et religieux que nous rencontrons, ce sont au contraire la source de tous nos problèmes, le symbole absolu de tous nos reniements. On ne cesse d'en appeler à l'unité, sans nul doute en écho au grand principe de ce régime qui se voulait à l'origine « un et indivisible », on invente des concepts hallucinatoires qu'on appelle par exemple l'« identité heureuse » avec Alain Juppé. Seulement, les gens ne sont ni unis ni heureux dans ce pays, ils sont divisés par tous les éléments constitutifs de l'identité qu'il soit possible d'imaginer : par les partis politiques, par le genre, par la culture, par la religion, par la nationalité même parfois, etc. Personne ne regarde dans la même direction, mais faut-il s'en étonner quand on a volontairement remisé le culturel et le religieux au placard, pour devenir une contrée de marchands et de consommateurs, comme les Américains, en prévision notamment du traité transatlantique qui sera comme la fameuse goutte d'eau ? Chacun sait que le relativisme religieux, sous le couvert de l'égalité, n'est jamais qu'une manière de détruire la France chrétienne traditionnelle, pour qu'elle ne puisse plus jamais ressusciter, comme je l'invoquais au début de ce texte. Les dignitaires catholiques qui ont souscrit à la liberté religieuse et renoncé à leur mission de conversion pour le salut des âmes, sont également de grands coupables à cet égard. Car dans un contexte monarchique sain(t) d'esprit, la solution au problème musulman s'imposerait d'elle-même : quand une religion comporte dans son ADN la nécessité du djihad contre les nations infidèles, sa présence n'est pas souhaitable quand notre religion traditionnelle n'est pas l'islam mais le catholicisme. Fermer les mosquées radicales est insuffisant, la vérité est qu'il aurait fallu imposer la conversion aux immigrés musulmans, ou bien ne pas les accueillir. Quand certains maires ne souhaitaient accueillir que des réfugiés syriens chrétiens, on sent bien qu'une partie de la population comprend encore cela. Mais pas les républicains qui voient dans les droits de l'homme une religion et ont renié la France catholique et royale, ou même plus simplement son héritage cultuel et civilisationnel. C'est celle-ci qui peut seule proposer l'unité à travers la figure du roi de France, celui que l'on appelle Très-Chrétien : « un roi, une foi, une loi », proclamait-on jadis avec fierté. Certains pays comme la Russie commencent à retrouver cette fierté des racines, à travers notamment le renouveau du christianisme orthodoxe, qui est une religion véritablement sœur de la nôtre. Nos républicains ne s'y trompent pas, quand ils ont voulu désigner ce pays et Vladimir Poutine comme l'ennemi idéologique numéro un, presque devant l’État islamique. C'est dire combien l'inflexion diplomatique récente, après toutes les malhonnêtetés de Laurent Fabius, doit faire mal à l'ego d'un grand nombre.

Quoi qu'il en soit, l'Hiver vient, écrivais-je, ou plutôt n'en finit-il pas de se durcir, afin de pétrifier par les ardeurs des glaces idéologiques de gauche, les dernières forces vives et naturelles de ce pays. Il appartient néanmoins aux familles chrétiennes et royalistes, et à celles qui ont encore de la sympathie pour ces grands principes, de survivre, de résister, car viendra un temps où la république sera écartelée entre ses principes libéraux-libertaires et son jeu dangereux avec l'islam ; il faudra convaincre toutes les familles patriotes ayant survécu dans ce pays, de se rallier à bannière aux Fleurs de Lys, à l'Oriflamme et au panache blanc des Bourbons, pour la grande Reconquête. C'est la condition même d'un avenir encore possible pour la France, à travers non pas une restauration, mais une véritable résurrection, car ce sont le Trône et l'Autel qui devront se retrouver : les institutions ne pourront rien sans la religion, et la religion a besoin de la tradition pour se ressourcer. Cette alliance est celle-là même qui constitue le véritable modèle indépassable de la laïcité à la française, la distinction des pouvoirs temporel et spirituel mais aussi et surtout leur union, parce que l'Homme ne fait qu'un, il est de chair et possède une âme. Il faudra alors en finir avec la Terreur rouge, cette république au déguisement démocratique qui ne s'est jamais repentie des massacres commis en Vendée, et avec la Terreur verte, cet Islam dont le Dieu est si loin des hommes, ayant refusé le principe d'Incarnation du Christ sauveur. Ainsi, pour que vive l'Homme, vive la France royale et catholique, vive Louis XX !

dimanche 18 mai 2008 | By: Mickaelus

Nadine Morano contre la famille chrétienne



La nomination de quelqu'un comme Nadine Morano à la famille, domaine dans lequel on se serait plutôt attendu à trouver quelqu'un comme Christine Boutin, m'apparaît comme une énième provocation du président Nicolas Sarkozy, en ce sens qu'élu grâce à une campagne menée à droite et non au centre, il ne cesse de multiplier les signaux à gauche. Comment interpréter sinon comme une provocation, un bras d'honneur aux électeurs bien à droite, la mission d'une femme dont les positions en faveur des dites "familles homoparentales" sont de notoriété publique ?

Dans la vidéo ci-dessus, extraite de l'émission de Ruquier du 10 mai, on ne s'étonne donc pas de voir Eric Naulleau boire du petit lait quand Nadine Morano se réclame du gaullisme et de la "justice sociale" pour justifier sa vision de la famille, qui va pour le moins à l'encontre de la famille chrétienne et donc de l'unité sociale de base de la société française traditionnelle. En dehors du fait que Morano place une hypothétique justice sociale au-delà de toute question morale, ce qui est assez fort quand on a affaire au domaine familial - et qui montre bien comment le social a supplanté le moral comme référent transcendant -, je vois personnellement surtout une attitude profondément libérale dans son attitude, puisque son laisser-faire opère sous couvert de pragmatisme. A l'écouter, les familles homoparentales existent, donc elles seraient légitimes, ce qui n'est pas autre chose que dire l'impuissance totale du politique et sa séparation parfaite du monde moral le plus élémentaire. Ce que Morano appelle de l'hypocrisie chez Eric Zemmour, c'est le devoir de l'Etat de ne pas légiférer sur des cas particuliers qui s'ils existent bel et bien n'ont pas vocation à être reconnus, pour la simple et bonne raison qu'ils entrent en concurrence morale avec la norme de la société française traditionnelle. Non, tout ce qui existe n'a pas vocation à être reconnu ni même encouragé par l'Etat.

Il faut aller plus loin et reconnaître que ce socialisme (la "justice sociale"), et non gaullisme, et ce libéralisme (la gestion de ce qui existe sans aucune réflexion morale et, somme toute, politique, puisque le politique a vocation à organiser la cité) revendiqués par Morano sont les deux facettes destructrices de la société française héritées de la Révolution française. Le socialisme est particulièrement perceptible dans la volonté de satisfaire toutes les revendications d'où qu'elles proviennent sans prendre la peine d'examiner leur légitimité morale ; l'appel fait au "droit de l'enfant" (on aurait pu parler tout aussi bien du "droit à l'enfant" qui ne saurait tarder dans cette logique) est tout à fait symptomatique quand on mélange le désir d'enfant de couples (et non de familles) non naturelles et le prétexte de défendre un enfant qui n'a rien demandé. Justement, l'aspect libéral est tout à fait lié à cette attitude quand on prend pour base de son attitude politique non pas le groupe famille - dont on ne veut plus se demander la définition puisqu'elle serait par trop gênante - mais l'individu. La famille chez Morano, ce n'est pas un père, une mère et des enfants, mais une association libre d'individus qui, s'ils revendiquent le titre de famille, y ont forcément droit par "justice sociale", par vision égalitariste. Ainsi, l'héritage révolutionnaire travaille à plein : il s'agit d'un égalitarisme forcené travaillant au service de l'atomisation individualiste de la société traditionnelle en vertu de l'idéologie nihiliste de la République. La famille chrétienne ne peut donc être, pour les gens comme Morano et sa famille politique, qu'un reliquat gênant et encombrant.

[P. S. : la vidéo de Dailymotion que j'ai commentée a depuis longtemps été effacée, ce qui n'étonne pas connaissant Nadine Morano, mais le texte vaut toujours pour lui-même.]

samedi 25 novembre 2006 | By: Mickaelus

La fin du patronyme ; la naissance du nom de famille

"Cette page donne un aperçu de la réforme qui touche aussi les noms de famille pour les adoptions. La circulaire de présentation de la loi ne fait pas moins de 105 pages !

Transmission du nom de famille avant le 01 janvier 2005

L'enfant portait obligatoirement le nom de son père (ou de sa mère si le père est inconnu).

La réforme du nom de famille

La loi du 04/03/2002 modifie la transmission des noms de famille. Elle est publiée au Journal officiel du 05/03/2002. Elle entre en vigueur le 01 janvier 2005.

Les changements de la loi : Legifrance, l'Assemblée Nationale

Cette loi modifie les règles puisqu'elle intègre la possibilité de transmission du nom de la mère.

Le principe : Les enfants pourront porter le nom de leur père ou de leur mère ou une combinaison des noms des deux parents et les transmettre à leurs propres enfants. Les règles d'application varient selon l'âge de la personne concernée par ce nom. Il n'est pas possible de transmettre les deux doubles noms.

Toute mention au patronyme est supprimée dans la loi. En effet, patro vient du latin pater, le père. Cela faisait donc référence au nom du père. Le mot patronyme est remplacé par nom de famille."


La suite avec des exemples concrets ici.



Mon avis :

Alors que la cellule sociale de base qu'est la famille est attaquée depuis quelques décennies en accord avec le relativisme moral et l'hédonisme qui est de mise de nos jours, on peut se demander si cette réforme apparemment formelle et visant en apparence à plus de liberté et d'égalité ne traduit pas elle aussi une attaque contre la famille traditionnelle dite patriarchale et archaïque par les modernistes. Dans la même ligné que ces lois et ces déclarations bien-pensantes qui veulent prôner une égalité artificielle - je pense à la parité en politique - entre l'homme et la femme, cette mesure ne fait à mon sens qu'introduire un vice de désordre dans la structure familiale. De même qu'en assassinant Louis XVI on a fait de la France une nation sans père, cette mesure en apparence anodine met un terme à un processus qui fait de la famille une structure sans chef et donc sans réel responsable. Il est sans doute inutile de rappeler combien la société se féminise - on lira à ce sujet avec profit Le premier sexe d'Eric Zemmour - et est fragilisée par les unions libres, homosexuelles, les divorces et autres familles recomposées à toutes les sauces. Il est inutile de rappeler que plus personne n'est responsable quant à l'éducation des enfants et que, comme le rappellent certains philosophes contemporains, plus personne ne veut jouer le rôle du père. Voilà bien l'enjeu qui se cache derrière des mesures anodines telles que celle-ci et qui concrétisent pourtant des mouvements de fond qu'on n'a plus le courage, bien souvent, de remettre en question : la désorganisation fondamentale de nos sociétés, le reniement des valeurs chrétiennes qui ont constitué notre civilisation, au profit d'un relativisme déconstructeur, qu'il soit social, moral, ou politique et institutionnel.