En vérité, cet aveuglement aussi volontaire que traître envers la France éternelle et royale, ne date pas d'hier. On se souviendra peut-être des débats engendrés par l'élection présidentielle de 2007, à l'occasion de laquelle le candidat du Mouvement pour la France Philippe de Villiers avait écrit un livre intitulé Les mosquées de Roissy
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Attentats du 13 novembre : il faut ressusciter la France
En vérité, cet aveuglement aussi volontaire que traître envers la France éternelle et royale, ne date pas d'hier. On se souviendra peut-être des débats engendrés par l'élection présidentielle de 2007, à l'occasion de laquelle le candidat du Mouvement pour la France Philippe de Villiers avait écrit un livre intitulé Les mosquées de Roissy
Nadine Morano contre la famille chrétienne
Dans la vidéo ci-dessus, extraite de l'émission de Ruquier du 10 mai, on ne s'étonne donc pas de voir Eric Naulleau boire du petit lait quand Nadine Morano se réclame du gaullisme et de la "justice sociale" pour justifier sa vision de la famille, qui va pour le moins à l'encontre de la famille chrétienne et donc de l'unité sociale de base de la société française traditionnelle. En dehors du fait que Morano place une hypothétique justice sociale au-delà de toute question morale, ce qui est assez fort quand on a affaire au domaine familial - et qui montre bien comment le social a supplanté le moral comme référent transcendant -, je vois personnellement surtout une attitude profondément libérale dans son attitude, puisque son laisser-faire opère sous couvert de pragmatisme. A l'écouter, les familles homoparentales existent, donc elles seraient légitimes, ce qui n'est pas autre chose que dire l'impuissance totale du politique et sa séparation parfaite du monde moral le plus élémentaire. Ce que Morano appelle de l'hypocrisie chez Eric Zemmour, c'est le devoir de l'Etat de ne pas légiférer sur des cas particuliers qui s'ils existent bel et bien n'ont pas vocation à être reconnus, pour la simple et bonne raison qu'ils entrent en concurrence morale avec la norme de la société française traditionnelle. Non, tout ce qui existe n'a pas vocation à être reconnu ni même encouragé par l'Etat.
Il faut aller plus loin et reconnaître que ce socialisme (la "justice sociale"), et non gaullisme, et ce libéralisme (la gestion de ce qui existe sans aucune réflexion morale et, somme toute, politique, puisque le politique a vocation à organiser la cité) revendiqués par Morano sont les deux facettes destructrices de la société française héritées de la Révolution française. Le socialisme est particulièrement perceptible dans la volonté de satisfaire toutes les revendications d'où qu'elles proviennent sans prendre la peine d'examiner leur légitimité morale ; l'appel fait au "droit de l'enfant" (on aurait pu parler tout aussi bien du "droit à l'enfant" qui ne saurait tarder dans cette logique) est tout à fait symptomatique quand on mélange le désir d'enfant de couples (et non de familles) non naturelles et le prétexte de défendre un enfant qui n'a rien demandé. Justement, l'aspect libéral est tout à fait lié à cette attitude quand on prend pour base de son attitude politique non pas le groupe famille - dont on ne veut plus se demander la définition puisqu'elle serait par trop gênante - mais l'individu. La famille chez Morano, ce n'est pas un père, une mère et des enfants, mais une association libre d'individus qui, s'ils revendiquent le titre de famille, y ont forcément droit par "justice sociale", par vision égalitariste. Ainsi, l'héritage révolutionnaire travaille à plein : il s'agit d'un égalitarisme forcené travaillant au service de l'atomisation individualiste de la société traditionnelle en vertu de l'idéologie nihiliste de la République. La famille chrétienne ne peut donc être, pour les gens comme Morano et sa famille politique, qu'un reliquat gênant et encombrant.
[P. S. : la vidéo de Dailymotion que j'ai commentée a depuis longtemps été effacée, ce qui n'étonne pas connaissant Nadine Morano, mais le texte vaut toujours pour lui-même.]
La fin du patronyme ; la naissance du nom de famille
"Cette page donne un aperçu de la réforme qui touche aussi les noms de famille pour les adoptions. La circulaire de présentation de la loi ne fait pas moins de 105 pages !
Transmission du nom de famille avant le 01 janvier 2005 | |
| L'enfant portait obligatoirement le nom de son père (ou de sa mère si le père est inconnu).
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La réforme du nom de famille | |
| La loi du 04/03/2002 modifie la transmission des noms de famille. Elle est publiée au Journal officiel du 05/03/2002. Elle entre en vigueur le 01 janvier 2005. Les changements de la loi : Legifrance, l'Assemblée Nationale Cette loi modifie les règles puisqu'elle intègre la possibilité de transmission du nom de la mère. Le principe : Les enfants pourront porter le nom de leur père ou de leur mère ou une combinaison des noms des deux parents et les transmettre à leurs propres enfants. Les règles d'application varient selon l'âge de la personne concernée par ce nom. Il n'est pas possible de transmettre les deux doubles noms. Toute mention au patronyme est supprimée dans la loi. En effet, patro vient du latin pater, le père. Cela faisait donc référence au nom du père. Le mot patronyme est remplacé par nom de famille." |
La suite avec des exemples concrets ici.
Mon avis :
Alors que la cellule sociale de base qu'est la famille est attaquée depuis quelques décennies en accord avec le relativisme moral et l'hédonisme qui est de mise de nos jours, on peut se demander si cette réforme apparemment formelle et visant en apparence à plus de liberté et d'égalité ne traduit pas elle aussi une attaque contre la famille traditionnelle dite patriarchale et archaïque par les modernistes. Dans la même ligné que ces lois et ces déclarations bien-pensantes qui veulent prôner une égalité artificielle - je pense à la parité en politique - entre l'homme et la femme, cette mesure ne fait à mon sens qu'introduire un vice de désordre dans la structure familiale. De même qu'en assassinant Louis XVI on a fait de la France une nation sans père, cette mesure en apparence anodine met un terme à un processus qui fait de la famille une structure sans chef et donc sans réel responsable. Il est sans doute inutile de rappeler combien la société se féminise - on lira à ce sujet avec profit Le premier sexe
