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jeudi 28 juillet 2016 | By: Mickaelus

Le Roi capétien catholique, seule unité nationale légitime pour la France face aux terrorismes

Il y a environ deux semaines de cela déjà, après le sinistre attentat perpétré à Nice le 14 juillet, j'avais hésité à écrire quelques mots sur le sujet, me demandant si j'avais plus à offrir que de la compassion et des prières – très nécessaires mais s'effectuant dans l'intimité, ou bien encore une analyse toujours la même que la précédente, alors que les causes et les conséquences étaient déjà les mêmes lors des dernières tueries, dont les plus marquantes avaient été celles de Charlie Hebdo et du Bataclan. Peut-être avais-je le pressentiment que quelque chose de terrible allait encore se produire, qui allait justifier l'écriture d'un point de vue plus complet en quelque sorte. Il n'était certes nul besoin d'avoir les dons d'un Nostradamus pour savoir quasiment avec certitude que le débat sur le renouvellement de l'état d'urgence était une façade, quand chaque acteur de la vie politique et religieuse prenait acte, depuis des mois, que la France était en guerre, quand bien même cette guerre était une « drôle de guerre » pour reprendre un terme historique. Ce n'est sans doute pas une guerre de tranchées où l'on se contemple à quelques mètres de distance avant de s'étriper, mais la terreur musulmane qui s'est instaurée et qui se resserre produit bien le même enlisement et provoque le même sentiment d'impuissance. Tout le monde s'accorde pour dire que « ce sera long. » Cette terreur verte a franchi un nouveau pallier symbolique avec le martyre du prêtre Jacques Hamel en Normandie, qui nécessite de rendre une certaine perspective à la problématique que ne peut analyser et encore moins résoudre le pouvoir public républicain, ni le haut clergé catholique qui s'est volontairement dépossédé de toute une partie de son héritage théologique et politique.

L'horreur et le mal se répètent bien qu'ils ne se ressemblent pas tout à fait dans leurs concrétisations ; des petits délinquants et/ou des apprentis terroristes fichés S, traités avec une bienveillance à peine croyable par la justice socialiste, décident de passer à l'action tout seuls ou en petit groupe, avant de causer le plus de morts possibles, dont la leur, qui seraient censées servir la cause d'Allah contre les Infidèles, en référence à l’œuvre de guerre du prophète Mahomet – saint homme de tous les musulmans, quoi qu'on en dise. Certains parmi les dirigeants républicains ou catholiques de gauche, nous déclament de grands discours moralisateurs nous invitant à ne point faire d'amalgame entre l'islam et un terrorisme islamique qui n'aurait rien à voir avec lui, nous expliquant que la stratégie de l’État islamique consisterait à vouloir instaurer une guerre civile ou une guerre de religions en France pour nuire à la démocratie, un prétendu bouclier d'après le président Hollande. Ainsi, quand la France est frappée à de nombreuses reprises par la terreur musulmane, il est impératif et urgent de traquer les islamophobes qui risqueraient de miner une unité nationale républicaine fantasmée, tandis que les apprentis terroristes courent toujours et que la justice complaisante, pour ne pas dire traîtresse, à la Christiane Taubira est toujours en vigueur : c'est d'une logique imparable.

Le 14 juillet aurait pourtant pu commencer à faire réfléchir certains de nos moralisateurs républicains, tant cette journée renvoie à un symbole fort pour l'histoire de leur mouvance et pour l'établissement, à peine postérieure de quelques années, de la première république. Je crains pourtant que la plupart n'ont pas vu dans le choix de ce jour, pour commettre un attentat, autre chose qu'une attaque contre la démocratie, la république, ou bien peut-être la France de manière générale, incapables qu'ils sont de penser la France autrement que sous le prisme démocrate et révolutionnaire. Il est assez indubitable que le boucher de Nice n'avait pas vu plus loin lui non plus, même si l’État islamique hait autant la France des rois catholiques et des croisés de jadis, que la république des athées et autres dhimmis d'aujourd'hui. Mais l'analyse d'un événement, comme d'une œuvre littéraire par exemple, n'appartient pas toujours à son auteur. Ainsi et pourtant, si l'on s'interroge un instant, comment ne pas observer que le 14 juillet 1789 fut, en France monarchique, le début ou tout du moins le déclencheur d'une période de Terreur instaurée par les républicains contre un État royal affaibli par divers facteurs économiques et la fronde insidieuse d'une partie de la noblesse, sans parler de l'agitation d'une bourgeoisie aux dents longues et prête à tout ? Quand bien même ce ne fut pas un ou quelques hommes qui commirent un assassinat de masse, ce fut bien un acte violent ayant fait couler le sang, orchestré par la secte franc-maçonne et républicaine, et qui a divisé le pays jusqu'à aujourd'hui encore par ses conséquences. On pourrait même aller plus loin et poser que, malgré le temps passé et les divers avatars de la république depuis ces deux-cents et quelques autres années (avec quelques entractes plus ou moins monarchiques), la Terreur républicaine, devenue dogme d’État, récolte ce qu'elle a semé, non seulement en ayant coupé la tête du Roi de France qui était le rassembleur légitime de ses peuples, de par la Tradition et la religion encore pleinement catholique, mais aussi en promouvant dès l'origine un relativisme religieux et culturel que l'on appelle la liberté de culte et de conscience.

La république, de par la Révolution, est en effet née par le sang, la violence, la division, le mépris de l’État de droit : la république est issue d'un coup d’État, légalisé par une assemblée illégale ayant instauré une souveraineté populaire de façade, au profit d'un club de franc-maçons et de libres penseurs, contre la souveraineté légale, celle du Roi, issue des siècles et des lois fondamentales du royaume. Il me frappe alors, aujourd'hui, de lire le chef de l’État François Hollande et son premier ministre Manuel Valls, en appeler à l'unité nationale pour gagner la guerre contre les terroristes, quand les « valeurs républicaines » qu'ils s'acharnent à soutenir et à promouvoir contre tout bon sens, ont été érigées en dogme quasiment religieux par cette même méthode de terreur, de violence et de division. Faut-il vraiment s'étonner de la polémique qui a eu lieu entre le maire de Nice Christian Estrosi et le gouvernement à propos d'une sécurité mal assurée, ou que les partis de droite osent critiquer le pouvoir exécutif de gauche, que ce soit par la bouche d'un Alain Juppé, d'un Nicolas Sarkozy ou d'une Marine Le Pen, chacun à leur manière ? François Hollande ne devrait pas s'étonner qu'il existe dans cette démocratie dont il soutient pourtant les valeurs, une opposition qui s'impatiente de ses échecs patents ; il n'est de plus que le président de la république, ou plutôt d'un parti qui a remporté des élections, et non pas roi de France. En somme, il ne représente que les personnes qui ont voté pour lui, d'autant plus en cette période où la fonction présidentielle est décrédibilisée depuis longtemps, au moins depuis que le souveraineté a commencé à être abandonnée à l'Union européenne. Ainsi, le gouvernement n'est ni en droit ni en mesure d'exiger l'unité nationale du pays au nom de la morale ni de quelque chantage pratique et politique : non seulement la république qu'il défend est née par la division et la violence, mais également par la mise à mal de l'héritage français. Seul le roi de France, qui n'était pas le chef d'un parti et qui était garant de la culture française par son sacre catholique, avait l'aura et l'autorité nécessaires pour rassembler les Français en temps de difficulté. Un chef d’État républicain, un chef de parti, médiocre au possible qui plus est, ne disposera jamais d'un tel pouvoir moral, de l'auctoritas comme on disait jadis.

L'assassinat barbare, mais pourtant méthodique (il a été mis à genoux pour être égorgé, comme de nombreux chrétiens d'Orient l'ont été), du prêtre Jacques Hamel, octogénaire martyrisé par deux musulmans, permet de revenir sur ce rôle sacré qui était celui du roi de France, et de souligner ce problème insoluble du relativisme religieux qui est consubstantiel à la république, ainsi que désormais, bien malheureusement, au haut clergé catholique qui a été contaminé, politiquement, par les dogmes du libéralisme et de la franc-maçonnerie, que l'on appelle alors doucereusement œcuménisme (lequel ne devrait valoir que pour les autres cultes chrétiens, alors que l'on essaie de nous imposer un "club d'Abraham"). De même que pour le 14 juillet, initiateur de la Terreur ayant atteint son point culminant en 1793-94 en France, il est presque cocasse d'avoir vu se rassembler tous ces représentants républicains à Notre-Dame de Paris, à la mémoire du père Hamel, avec le cardinal André Vingt-Trois. Une réaction de François Fillon, peu après la mort du « saint prêtre », comme l'a désigné le pape François, m'a paru très éclairante : il a rappelé en effet qu'à ses yeux, l'islam et le terrorisme étaient complètement dissociés, et qu'il fallait que l'islam s'intègre dans la sphère républicaine, comme la religion catholique avait dû le faire, à travers un bras de fer de deux-cents ans. De fait, si l'avènement de la république s'est fait dans le sang du roi et de la noblesse encore fidèle à la France, il s'est également largement effectué en versant celui des prêtres comme autant d'agneaux du Christ. Ce n'est pas ici le lieu pour rappeler les conditions de l'établissement de la Constitution civile du clergé imposée à Louis XVI, la lutte secrète et héroïque des prêtres réfractaires, c'est-à-dire ayant refusé de se soumettre à la république plutôt qu'au pape (et donc au pouvoir spirituel, comme à l'époque où étaient martyrisés les chrétiens qui refusaient de rendre un culte divin à l'empereur romain), mais le fait est celui-ci : la religion catholique a été mise à genoux par la république, par les armes, de manière bien plus violente et méthodique que ne le furent jamais les dragonnades de Louis XIV qu'elle se plaît pourtant à dénoncer au sujet des protestants. La neutralisation de la religion catholique d’État telle qu'elle existait sous la monarchie capétienne, était impérative pour la république afin d'y substituer le dogme républicain, que l'on invoque encore de nos jours comme une manière de religion nihiliste dont les contre-valeurs sont d'abord l'égalitarisme, le relativisme et avant tout l'athéisme, la laïcité n'ayant jamais eu pour vocation d'instaurer un quelconque vivre-ensemble, mais de mettre à mal la religion catholique qui avait cimenté la culture des Français depuis Clovis et même avant cela à la fin de l'Empire romain. C'était au roi de France, sacré selon le rite catholique, d'incarner cette unité de la France, de sa culture et de sa religion, alors que le vide culturel et religieux d'aujourd'hui, ne renvoyant l'homme qu'à des questions sans réponse et à des peurs primaires, ne fait que semer le chaos et le doute. Il est de ce fait très grave que le haut clergé catholique souscrive à la logique du relativisme religieux républicain et considère l'islam à place égale avec le catholicisme en France, contribuant à la perte des repères de ses fidèles comme des non-croyants. Comme la république, l’Église d'aujourd'hui ne hiérarchise plus les religions, ce qui laisse à penser qu'elle ne croit plus en son message, comme si le Dieu des chrétiens et des musulmans était le même, à quelques nuances rituelles et liturgiques près. Pourtant, Dieu sait s'il y a plus que des divergences historiques entre le catholicisme et l'islam, et que ce dernier ne peut se voir donner le statut d'un cousin comme le christianisme orthodoxe.

La mort du prêtre Jacques Hamel montre, comme en Orient, que les chrétiens de France peuvent désormais être une cible privilégiée des soldats de l'islam, non pas seulement en tant qu'ils sont français, mais en tant qu'ils sont chrétiens. A cet égard, ce n'est pas l’État islamique et sa méthode terroriste qui sont seulement en cause, mais bien l'islam dont l'impératif de conquête est défini dans ses gênes et par l'exemple de Mahomet le conquérant des terres chrétiennes. La république, en ayant privé la France d'un roi sacré et rassembleur, et de la hiérarchisation politique et culturelle des religions selon notre tradition, a supprimé les défenses immunitaires du pays depuis bien longtemps, et les musulmans ont fini par s'engouffrer dans cette faille béante, en feignant de respecter un pacte démocratique incompatible avec leur dogme théocratique. La république n'a aucune réponse à donner face à ce défi, puisqu'elle est athée par nature et anti-catholique par naissance. Les catholiques de gauche n'ont pas plus de réponse à donner, puisqu'ils refusent de confronter l'islam théologiquement et avec honnêteté. Pire encore, ils demandent aux Français catholiques encore conscients de leur héritage, de pactiser avec l'ennemi, qu'il soit républicain ou musulman, et de fermer les yeux, un peu comme le pape François, récemment, a demandé aux Arméniens de ne plus penser au génocide perpétré à leur encontre par la Turquie. Les musulmans, eux, temporisent, se disant prêts à collaborer contre les radicaux, mais poussant des cris d'orfraie dès que l'on en désigne précisément – comme François Bayrou a tenté de le faire tout récemment. Du reste, tous ces gens-là ne comprennent pas que l'amélioration de la situation ne passera ni par un élan sécuritaire, ni par la promotion des « valeurs républicaines » qui sont au contraire la source du problème ; c'est ainsi que Marion Maréchal Le Pen se fourvoie fort en voulant rejoindre une réserve militaire qui aura pour mission de soutenir les partisans de l'islamisation et de la soumission. En vérité, le retour à la France ne peut se faire que de manière culturelle, religieuse et méta-politique, en dehors des institutions existantes coupables de trahison : il faut que de plus en plus de Français trouvent en eux-mêmes le courage, l'intelligence et la sagesse de renouer le fil de l'histoire qui a fait la gloire et le rayonnement de notre pays, son unité également. Il faut avoir le courage de proclamer, comme catholiques, que non, ce n'est pas la laïcité qui doit être première en terre de France, mais le catholicisme, celui-là même qui distingue les pouvoirs temporel et spirituel depuis le moyen-âge, mais qui irrigue tout notre territoire de ses églises et de sa sagesse. Il faut avoir le courage de renouveler notre fidélité aux Capétiens, dont est issu aujourd'hui le duc d'Anjou Louis de Bourbon, Louis XX, l'aîné de la lignée, afin qu'existe au-dessus de tout ce chaos et ce relativisme installés depuis le coup d’État républicain de 1789, un véritable rassembleur au nom de notre souveraineté, de notre culture et de nos traditions.

Que vive le roi par le trône et l'autel !
lundi 18 janvier 2016 | By: Mickaelus

Déchéance de la nationalité : déchéance de la république

Depuis les attentats du 13 novembre, qui ont fait tant de victimes et qui ont conclu l'année 2015 de manière choquante, le gouvernement de la république française est en quête de réponses à apporter à l'inquiétude des citoyens, ou de ceux qui vivent sur le territoire de l'ancien royaume de France, quoi que ces derniers pensent de ladite appellation citoyenne. En effet, après l'élimination beaucoup plus ciblée de divers collaborateurs de Charlie Hebdo en janvier 2015, l'attentat de plus grande ampleur de la fin d'année, plus hasardeux également, démontrait que n'importe qui pouvait succomber au gré du hasard de l'attaque suicid(air)e d'un ou de plusieurs kamikazes : il ne suffisait pas d'avoir insulté le prophète en l'ayant caricaturé, mais de vivre sur le territoire de ce pays qui participait aux frappes contre l’État islamique. Alors, certes, ces frappes se sont intensifiées, au-delà des moyens de notre armée entend-on dire ici et là, mais la vérité est que quoi que l'on ait fait et quoi que l'on fasse hors des frontières, le pays est vulnérable et le gouvernement incapable d'assurer l'une de ses missions principales, à savoir la protection des citoyens qu'il prétend diriger ou, du moins, représenter, selon une formule plus policée.

Alors, quoi que l'activité décuplée, démultipliée des services de renseignement n'ait pas suffi à empêcher des musulmans soldats d'Allah d'entrer à nouveau en action sur son territoire, la république, en sus de la réponse militaire un peu vaine mais propre à faire se sentir un peu utile encore le chef de l’État, avait besoin d'une autre mesure symbolique, qui concernerait ce pays dont elle est supposée posséder la souveraineté. Une république incapable d'assumer la protection de son territoire étant en mal de légitimité – on se souvient qu'après tout, c'était une défaite militaire de Napoléon III qui avait précipité le retour de ce régime, il lui fallait trouver une réponse à ce besoin d'autorité et d'affirmation de soi, pour ne pas parler de la droitisation de la société constatée par le chef du gouvernement Manuel Valls. Or, fait intéressant, cette réponse concerne finalement la définition même de la citoyenneté et, tout compte fait, de la république elle-même. Alors qu'un sondage récent dévoilait qu'un pourcentage hallucinant (plus de 90 %) de descendants d'immigrés se considéreraient comme bel et bien français (mais de quelle France parle-t-on ?), on commençait à poser la question de la limite à ne pas franchir pour pouvoir se réclamer de la citoyenneté républicaine. Il semblerait que cette limite soit le terrorisme musulman, ce qui pose un certain nombre de problèmes en terme de cohérence idéologique et historique.

Certes, il est assez inutile de s'attarder sur l'aspect stratégique de la manœuvre de François Hollande, quand il s'agit d'envelopper ses adversaires sur sa droite, quitte à diviser, temporairement, ses propres forces pour espérer l'emporter sur le terrain le plus strictement politique : les cris d’orfraie d'une certaine gauche (l'idiote utile du socialisme libéral de gouvernement, qui s'y rallie immanquablement lors du temps électoral), la situation de Christiane Taubira, n'ont rien de très intéressants sinon pour qui veut remarquer une première contradiction, celle de s'indigner d'une déchéance déjà prévue dans la législation qu'on feint de remarquer tout à coup, ou celle qui consiste à oublier que la gauche républicaine a aussi été, il y a longtemps, farouchement sécuritaire et ancrée sur le principe national. Il est inutile également de trop débattre de l'efficacité potentielle de la révision constitutionnelle qui devrait consister à inclure le principe de déchéance de nationalité, ni de la pertinence de la substitution par la peine d'indignité nationale : cela ne concerne que quelques djihadistes qui sont passés à l'action, et non pas l'immense masse dormante, sur le territoire républicain ou bien sur celui de ses alliés (voir le triste exemple de la Belgique au sujet du 13 novembre 2015). En somme, tout cela va juste consister à énoncer à ces combattants d'Allah, de manière posthume (puisqu'ils se seront fait exploser), que ce qu'ils auront fait n'était pas bien aux yeux de la république. On est en droit de penser que des gens prêts à ce martyr et espérant dans la récompense suprême de l'au-delà pour avoir éliminé des infidèles, n'en auront que faire, et que l'honneur de leur mémoire vue par la république n'est pas précisément ce qui était recherché.

En vérité, et si l'on prenait le problème à l'envers ? Et si, plutôt que de songer à déchoir de leur nationalité des gens pour qui elle n'a jamais rien valu, le problème était en fait que de telles personnes aient jamais pu acquérir ladite nationalité ? La problématique ne se limite alors pas seulement à la limitation ou à l'arrêt pur et simple de l'immigration comme le préconise le Front National, qui privilégie la quantification à la réflexion de fonds, mais consiste dans le fait que des personnes, adeptes d'une religion qui promeut le djihad, puissent devenir françaises, puisque si tout musulman n'est pas tenu de se radicaliser, sa religion explique et avalise le fait de le faire pour tous ceux qui se radicalisent. Ceci suscite plusieurs questions, qui aboutissent en fait à se demander ce qu'est être français, car après tout, on aura raison de souligner que parmi les musulmans radicalisés (et pas nécessairement terroristes), on trouve également des français d'origine, convertis et soucieux d'appliquer la loi coranique avec zèle – en ce sens, les questionnements de l'extension du principe de déchéance à tout citoyen, et pas seulement aux binationaux, peuvent avoir cours. La république est, de ce point de vue, prise entre plusieurs contradictions fondamentales qu'il lui est parfaitement impossible de résoudre. Elle est ainsi déchirée sur le plan historique entre sa version violente et révolutionnaire, lors de laquelle la notion de nationalité était exclusive (contre les monarchies ennemies), et sa version libérale et mondialiste, où chaque individu est citoyen du monde, où la binationalité est une richesse, quand bien même on place l'autre nationalité au-dessus de la républicaine dans son cœur. Elle est prise au piège de sa vacuité idéologique, parce que la construction de la république s'est faite contre la religion (catholique) et le trône des Bourbons, et au nom d'une tolérance de façade refusant de distinguer les religions au niveau de leur contenu, pour ne promouvoir que la supériorité d'une laïcité plus ou moins militante et affirmée.

C'est pourquoi la protection véritable du territoire français, lointain héritage des combats des rois capétiens, nécessiterait non pas la symbolique et dérisoire déchéance de nationalité, mais bien plutôt la déchéance de la république, comprendre son abolition au profit du retour de la monarchie légitime. N'est-il pas cocasse, tout d'abord, que la république, qui est née par un coup d’État révolutionnaire et qui a prospéré par le terrorisme (Robespierre) puis par la guerre (Napoléon), se trouve démunie face à un terrorisme tout droit issu du moyen-âge ? Cocasse et non pas amusant, eu égard aux victimes et à l'état du pays, mis à genoux par l'idéologie citoyenne mortifère... Le retour de la monarchie, ensuite, donnerait au pays les armes que la république lui ôte pour lutter contre les maux réels. Ce régime n'est pas basé sur une citoyenneté abstraite et sur une carte d'identité dénuée d'âme, mais sur le principe de la fidélité : fidélité aux communautés naturelles comme la famille, fidélité, au moins par le respect, à la religion fondatrice du royaume, et enfin et surtout, fidélité et amour pour le roi de France qui, bien mieux que la nation « représentative » et révolutionnaire, incarne et réunit ses peuples, au nom de valeurs historiques venant de la tradition des siècles (à la différence de la table rase et de l'individu hors-sol des républicains) et au nom de valeurs transcendantes émanant du sacre qui donne une unité spirituelle et culturelle au royaume (bien loin du relativisme et de l'égalitarisme nihiliste révolutionnaires). Bien entendu, une restauration monarchique en France n'éliminerait pas le fondamentalisme musulman dans le monde par contre-coup, mais puisque la politique française devrait concerner d'abord la France, elle permettrait l'essentiel, définir ce qui est français d'abord, et le dissocier de ce qui ne saurait être français ensuite. Est français par essence celui qui reconnaît le roi légitimement couronné d'après la loi de succession capétienne, et dûment sacré d'après notre tradition catholique. Voilà le critère véritable qui permettrait de proclamer qui peut se revendiquer du noble et digne nom de Français, et il est évident qu'au jour d'aujourd'hui, une telle définition pose problème à une grande partie de la population, quelle que soit ses origines. Mais que ces « citoyens » qui renient leur passé, daignent considérer que se détourner de ce qui fut la gloire de leur civilisation, est en train d'attirer la ruine causée par des barbares qui ne font que profiter de leurs faiblesses. Que le retour du roi advienne, auréolé des grands principes capétiens, et les solutions qui paraissent impossibles à trouver en république, couleront de source. L'islam se désolidarisera de lui-même de la Chrétienté recouvrée et la nation cédera la place à la grande famille du roi, quand les habitants du royaume lui seront liés par un serment d'allégeance et la conscience de leur histoire comme de leurs devoirs.


vendredi 20 novembre 2015 | By: Mickaelus

Attentats du 13 novembre : il faut ressusciter la France

« L'Hiver vient », telle est l'expression utilisée par George R. R. Martin dans sa célèbre saga médiévale-fantastique Le Trône de Fer, afin d'annoncer non seulement une longue période hivernale, mais aussi voire surtout une période de troubles et de difficultés incalculables. En France, ou plutôt dans ce pays qui fut la France et qui s'appelle désormais la République, l'hiver est déjà venu, c'est-à-dire cet hiver des idées et de la spiritualité qui paralyse les consciences, les esprits, et empêche tout espoir de renouveau, ou pour employer un terme chrétien plus judicieux, de résurrection. Car si la France éternelle n'est pas morte dans le cœur de ses derniers fidèles, elle se trouve dans un état de non-existence politique – la République étant là comme une régence illégale qui n'en finit pas. Et l'on se prend à prier pour son retour, comme jadis on espérait outre-Manche le retour du roi Arthur, défait dans la guerre contre son fils Mordred mais pas tout à fait mort, coincé quelque part entre les deux mondes sur l'île d'Avalon. Certes, l'attente peut s'avérer longue quand son objet se fait de plus en plus mythique ! Ou bien elle peut être brisée, comme quand Henri II Plantagenêt découvre opportunément le tombeau du roi Arthur pour dire à ses sujets : n'attendez-plus, n'espérez plus, c'est terminé.

Depuis les attentats commis à Paris en ce sinistre vendredi 13 du mois de novembre, des hommes politiques se complaisent à déclamer que les choses ont changé, que plus rien ne sera jamais comme avant – comme pour faire montre de leur détermination à leurs électorats, ou à leurs clients qui veulent encore essayer de croire que la grande entreprise démocratique est encore capable d'assurer leur sécurité. La grande entreprise bourgeoise – à la communication démocrate et aux pratiques totalitaires, délocalisée depuis quelques décennies à Bruxelles, a pris acte de l'état de guerre : on veut toucher au grand marché libéral et libertaire par la Terreur verte. Pourtant, l'attaque du 11 janvier menée contre Charlie Hebdo était déjà sans ambiguïté à cet égard : on avait mené une mission militaire en plein Paris, certes à une échelle bien moindre qu'en ce 13 novembre, pour signifier que le territoire de la République était déjà une terre d'Islam et que critiquer le prophète Mahomet constituait un délit de blasphème. On avait ensuite connu une grande manifestation dite républicaine, qu'on avoua plus tard avoir rassemblé une majorité de gens de gauche... Et puis on a attendu : on a laissé les imams prêcher contre les « porcs chrétiens », sans comprendre qu'on mettait aussi bien les Français anciens – réactionnaires au sens large ou nationalistes – que les nouveaux – comprendre, les républicains athées de tout poil – dans l'équation. On a laissé les frontières grandes ouvertes pour accueillir toute la misère du monde, celle-là même créée de toute pièce par les États-Unis dans la région irakienne et syrienne, et par tous ses alliés, dont la France, vendant des armes à des groupes rebelles islamistes pour le moins troubles, fermant les yeux sur le double-jeu de la Turquie dont la vocation serait toujours d'intégrer l'Europe à terme, ou sur les prétendus alliés sunnites comme l'Arabie Saoudite ou encore le Qatar, qui rachètent la France par morceaux dans les grandes villes. François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ont été incapables de prendre la mesure de la situation, mais le pouvaient-ils seulement du fait que tous ces gens utilisent le même logiciel idéologique périmé, pour ne pas voir une réalité méprisée ?


En vérité, cet aveuglement aussi volontaire que traître envers la France éternelle et royale, ne date pas d'hier. On se souviendra peut-être des débats engendrés par l'élection présidentielle de 2007, à l'occasion de laquelle le candidat du Mouvement pour la France Philippe de Villiers avait écrit un livre intitulé Les mosquées de Roissy, et où il annonçait, pour reprendre sa formule, que les sociétés multiculturelles devenaient nécessairement multiconflictuelles. Je me souviens fort bien comment Jack Lang avait répondu, lors d'une émission télévisée, à ce qu'il considérait comme des fantasmes délirants, avec une morgue bien attristante quand on connaît les développements actuels entraînés par l'accueil sans borne ni mesure de l'islam sur notre territoire : il avait estimé que de telles prévisions auraient eu plutôt leur place dans le scénario d'un film hollywoodien... Les images de guerre diffusées en boucle par nos télévisions n'en sont pas très éloignées il est vrai, mais elles sont, mille fois hélas, bien réelles. Réelle est également la compétence des forces de police dont il faut saluer l'efficacité, quand bien même le régime actuel est illégitime. Mais le panache de la réaction gouvernementale sur la forme, ne peut pas faire illusion sur le déficit criant qui existe sur le fonds, à cause du logiciel périmé auquel je faisais référence ci-dessus. La classe politique républicaine dans son ensemble, et pas seulement la gauche, ne veut plus savoir ce qu'est la France, non seulement politiquement comme peut le déplorer un royaliste, mais également culturellement. C'est pourquoi si garder les frontières fermées, comme le réclame le Front National depuis des décennies, est une urgence et relève du simple bon sens, cela ne saurait être suffisant dès lors que ce sont les héritiers de la France de jadis, ceux-là même qui vivent à l'intérieur de ces frontières, qui ne veulent plus de la France. Que propose-t-on en effet comme figures de rassemblement au peuple après ces événements traumatisants ? Le drapeau tricolore et la Marseillaise, ce chant de guerre aux paroles sanguinaires qui rappelle un autre terrorisme, celui de la Convention et de Robespierre contre la Vendée génocidée... On brandit l'étendard de la laïcité, cette école de pensée du nihilisme, cette machine à faire le vide, grâce à laquelle l'islam progresse de plus en plus. L'assemblée des maires tenue récemment a parlé d'en finir avec les crèches publiques, avec la présence des politiques aux dernières processions et rassemblements religieux populaires. Dans les mosquées, on commence à s'emparer des symboles républicains, pour bien montrer que l'islam est compatible avec la république : tant les adeptes les plus rusés de ce culte conquérant ont bien compris que la pérennité de ce régime relativiste est leur meilleure garantie de succès, avec un peu de patience et une natalité qui tient le rythme. Comment ne pas prendre conscience, en effet, qu'alors même que des musulmans – et non des islamistes, ce terme étant une invention – commettent des violences partout dans le monde au nom de la domination de leur culte, ce sont les chrétiens traditionnels et les pseudo-fascistes qu'on trouve encore le moyen d'accuser de ne pas vouloir accueillir la grande figure de l'Autre, de l’Étranger ? Les grands ténors médiatiques de la réaction, du reste, qu'on les appelle Le Pen, Zemmour, Villiers, et s'ils font des constats justes régulièrement, buttent toujours sur ce même point, parce qu'ils n'osent pas franchir le Rubicon : la république et la laïcité.

En effet, le régime républicain et la religion des droits de l'homme – hélas adoptée par un certain nombre de prélats catholiques, tristes héritiers « spirituels » des prêtres constitutionnels sous la Révolution – ne sont pas la solution aux problèmes culturels et religieux que nous rencontrons, ce sont au contraire la source de tous nos problèmes, le symbole absolu de tous nos reniements. On ne cesse d'en appeler à l'unité, sans nul doute en écho au grand principe de ce régime qui se voulait à l'origine « un et indivisible », on invente des concepts hallucinatoires qu'on appelle par exemple l'« identité heureuse » avec Alain Juppé. Seulement, les gens ne sont ni unis ni heureux dans ce pays, ils sont divisés par tous les éléments constitutifs de l'identité qu'il soit possible d'imaginer : par les partis politiques, par le genre, par la culture, par la religion, par la nationalité même parfois, etc. Personne ne regarde dans la même direction, mais faut-il s'en étonner quand on a volontairement remisé le culturel et le religieux au placard, pour devenir une contrée de marchands et de consommateurs, comme les Américains, en prévision notamment du traité transatlantique qui sera comme la fameuse goutte d'eau ? Chacun sait que le relativisme religieux, sous le couvert de l'égalité, n'est jamais qu'une manière de détruire la France chrétienne traditionnelle, pour qu'elle ne puisse plus jamais ressusciter, comme je l'invoquais au début de ce texte. Les dignitaires catholiques qui ont souscrit à la liberté religieuse et renoncé à leur mission de conversion pour le salut des âmes, sont également de grands coupables à cet égard. Car dans un contexte monarchique sain(t) d'esprit, la solution au problème musulman s'imposerait d'elle-même : quand une religion comporte dans son ADN la nécessité du djihad contre les nations infidèles, sa présence n'est pas souhaitable quand notre religion traditionnelle n'est pas l'islam mais le catholicisme. Fermer les mosquées radicales est insuffisant, la vérité est qu'il aurait fallu imposer la conversion aux immigrés musulmans, ou bien ne pas les accueillir. Quand certains maires ne souhaitaient accueillir que des réfugiés syriens chrétiens, on sent bien qu'une partie de la population comprend encore cela. Mais pas les républicains qui voient dans les droits de l'homme une religion et ont renié la France catholique et royale, ou même plus simplement son héritage cultuel et civilisationnel. C'est celle-ci qui peut seule proposer l'unité à travers la figure du roi de France, celui que l'on appelle Très-Chrétien : « un roi, une foi, une loi », proclamait-on jadis avec fierté. Certains pays comme la Russie commencent à retrouver cette fierté des racines, à travers notamment le renouveau du christianisme orthodoxe, qui est une religion véritablement sœur de la nôtre. Nos républicains ne s'y trompent pas, quand ils ont voulu désigner ce pays et Vladimir Poutine comme l'ennemi idéologique numéro un, presque devant l’État islamique. C'est dire combien l'inflexion diplomatique récente, après toutes les malhonnêtetés de Laurent Fabius, doit faire mal à l'ego d'un grand nombre.

Quoi qu'il en soit, l'Hiver vient, écrivais-je, ou plutôt n'en finit-il pas de se durcir, afin de pétrifier par les ardeurs des glaces idéologiques de gauche, les dernières forces vives et naturelles de ce pays. Il appartient néanmoins aux familles chrétiennes et royalistes, et à celles qui ont encore de la sympathie pour ces grands principes, de survivre, de résister, car viendra un temps où la république sera écartelée entre ses principes libéraux-libertaires et son jeu dangereux avec l'islam ; il faudra convaincre toutes les familles patriotes ayant survécu dans ce pays, de se rallier à bannière aux Fleurs de Lys, à l'Oriflamme et au panache blanc des Bourbons, pour la grande Reconquête. C'est la condition même d'un avenir encore possible pour la France, à travers non pas une restauration, mais une véritable résurrection, car ce sont le Trône et l'Autel qui devront se retrouver : les institutions ne pourront rien sans la religion, et la religion a besoin de la tradition pour se ressourcer. Cette alliance est celle-là même qui constitue le véritable modèle indépassable de la laïcité à la française, la distinction des pouvoirs temporel et spirituel mais aussi et surtout leur union, parce que l'Homme ne fait qu'un, il est de chair et possède une âme. Il faudra alors en finir avec la Terreur rouge, cette république au déguisement démocratique qui ne s'est jamais repentie des massacres commis en Vendée, et avec la Terreur verte, cet Islam dont le Dieu est si loin des hommes, ayant refusé le principe d'Incarnation du Christ sauveur. Ainsi, pour que vive l'Homme, vive la France royale et catholique, vive Louis XX !