mardi 6 septembre 2016 | By: Mickaelus

Louis de Bourbon, duc d'Anjou : déclaration de la saint Louis (25 août)




Secrétariat de Monseigneur le Duc d'Anjou



Mes chers compatriotes,

La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques évènements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ennemi désigné.

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, Il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce qu’elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Épreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Église », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du matérialisme ; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou




La déclaration a été publiée également chez Valeurs actuelles

jeudi 28 juillet 2016 | By: Mickaelus

Le Roi capétien catholique, seule unité nationale légitime pour la France face aux terrorismes

Il y a environ deux semaines de cela déjà, après le sinistre attentat perpétré à Nice le 14 juillet, j'avais hésité à écrire quelques mots sur le sujet, me demandant si j'avais plus à offrir que de la compassion et des prières – très nécessaires mais s'effectuant dans l'intimité, ou bien encore une analyse toujours la même que la précédente, alors que les causes et les conséquences étaient déjà les mêmes lors des dernières tueries, dont les plus marquantes avaient été celles de Charlie Hebdo et du Bataclan. Peut-être avais-je le pressentiment que quelque chose de terrible allait encore se produire, qui allait justifier l'écriture d'un point de vue plus complet en quelque sorte. Il n'était certes nul besoin d'avoir les dons d'un Nostradamus pour savoir quasiment avec certitude que le débat sur le renouvellement de l'état d'urgence était une façade, quand chaque acteur de la vie politique et religieuse prenait acte, depuis des mois, que la France était en guerre, quand bien même cette guerre était une « drôle de guerre » pour reprendre un terme historique. Ce n'est sans doute pas une guerre de tranchées où l'on se contemple à quelques mètres de distance avant de s'étriper, mais la terreur musulmane qui s'est instaurée et qui se resserre produit bien le même enlisement et provoque le même sentiment d'impuissance. Tout le monde s'accorde pour dire que « ce sera long. » Cette terreur verte a franchi un nouveau pallier symbolique avec le martyre du prêtre Jacques Hamel en Normandie, qui nécessite de rendre une certaine perspective à la problématique que ne peut analyser et encore moins résoudre le pouvoir public républicain, ni le haut clergé catholique qui s'est volontairement dépossédé de toute une partie de son héritage théologique et politique.

L'horreur et le mal se répètent bien qu'ils ne se ressemblent pas tout à fait dans leurs concrétisations ; des petits délinquants et/ou des apprentis terroristes fichés S, traités avec une bienveillance à peine croyable par la justice socialiste, décident de passer à l'action tout seuls ou en petit groupe, avant de causer le plus de morts possibles, dont la leur, qui seraient censées servir la cause d'Allah contre les Infidèles, en référence à l’œuvre de guerre du prophète Mahomet – saint homme de tous les musulmans, quoi qu'on en dise. Certains parmi les dirigeants républicains ou catholiques de gauche, nous déclament de grands discours moralisateurs nous invitant à ne point faire d'amalgame entre l'islam et un terrorisme islamique qui n'aurait rien à voir avec lui, nous expliquant que la stratégie de l’État islamique consisterait à vouloir instaurer une guerre civile ou une guerre de religions en France pour nuire à la démocratie, un prétendu bouclier d'après le président Hollande. Ainsi, quand la France est frappée à de nombreuses reprises par la terreur musulmane, il est impératif et urgent de traquer les islamophobes qui risqueraient de miner une unité nationale républicaine fantasmée, tandis que les apprentis terroristes courent toujours et que la justice complaisante, pour ne pas dire traîtresse, à la Christiane Taubira est toujours en vigueur : c'est d'une logique imparable.

Le 14 juillet aurait pourtant pu commencer à faire réfléchir certains de nos moralisateurs républicains, tant cette journée renvoie à un symbole fort pour l'histoire de leur mouvance et pour l'établissement, à peine postérieure de quelques années, de la première république. Je crains pourtant que la plupart n'ont pas vu dans le choix de ce jour, pour commettre un attentat, autre chose qu'une attaque contre la démocratie, la république, ou bien peut-être la France de manière générale, incapables qu'ils sont de penser la France autrement que sous le prisme démocrate et révolutionnaire. Il est assez indubitable que le boucher de Nice n'avait pas vu plus loin lui non plus, même si l’État islamique hait autant la France des rois catholiques et des croisés de jadis, que la république des athées et autres dhimmis d'aujourd'hui. Mais l'analyse d'un événement, comme d'une œuvre littéraire par exemple, n'appartient pas toujours à son auteur. Ainsi et pourtant, si l'on s'interroge un instant, comment ne pas observer que le 14 juillet 1789 fut, en France monarchique, le début ou tout du moins le déclencheur d'une période de Terreur instaurée par les républicains contre un État royal affaibli par divers facteurs économiques et la fronde insidieuse d'une partie de la noblesse, sans parler de l'agitation d'une bourgeoisie aux dents longues et prête à tout ? Quand bien même ce ne fut pas un ou quelques hommes qui commirent un assassinat de masse, ce fut bien un acte violent ayant fait couler le sang, orchestré par la secte franc-maçonne et républicaine, et qui a divisé le pays jusqu'à aujourd'hui encore par ses conséquences. On pourrait même aller plus loin et poser que, malgré le temps passé et les divers avatars de la république depuis ces deux-cents et quelques autres années (avec quelques entractes plus ou moins monarchiques), la Terreur républicaine, devenue dogme d’État, récolte ce qu'elle a semé, non seulement en ayant coupé la tête du Roi de France qui était le rassembleur légitime de ses peuples, de par la Tradition et la religion encore pleinement catholique, mais aussi en promouvant dès l'origine un relativisme religieux et culturel que l'on appelle la liberté de culte et de conscience.

La république, de par la Révolution, est en effet née par le sang, la violence, la division, le mépris de l’État de droit : la république est issue d'un coup d’État, légalisé par une assemblée illégale ayant instauré une souveraineté populaire de façade, au profit d'un club de franc-maçons et de libres penseurs, contre la souveraineté légale, celle du Roi, issue des siècles et des lois fondamentales du royaume. Il me frappe alors, aujourd'hui, de lire le chef de l’État François Hollande et son premier ministre Manuel Valls, en appeler à l'unité nationale pour gagner la guerre contre les terroristes, quand les « valeurs républicaines » qu'ils s'acharnent à soutenir et à promouvoir contre tout bon sens, ont été érigées en dogme quasiment religieux par cette même méthode de terreur, de violence et de division. Faut-il vraiment s'étonner de la polémique qui a eu lieu entre le maire de Nice Christian Estrosi et le gouvernement à propos d'une sécurité mal assurée, ou que les partis de droite osent critiquer le pouvoir exécutif de gauche, que ce soit par la bouche d'un Alain Juppé, d'un Nicolas Sarkozy ou d'une Marine Le Pen, chacun à leur manière ? François Hollande ne devrait pas s'étonner qu'il existe dans cette démocratie dont il soutient pourtant les valeurs, une opposition qui s'impatiente de ses échecs patents ; il n'est de plus que le président de la république, ou plutôt d'un parti qui a remporté des élections, et non pas roi de France. En somme, il ne représente que les personnes qui ont voté pour lui, d'autant plus en cette période où la fonction présidentielle est décrédibilisée depuis longtemps, au moins depuis que le souveraineté a commencé à être abandonnée à l'Union européenne. Ainsi, le gouvernement n'est ni en droit ni en mesure d'exiger l'unité nationale du pays au nom de la morale ni de quelque chantage pratique et politique : non seulement la république qu'il défend est née par la division et la violence, mais également par la mise à mal de l'héritage français. Seul le roi de France, qui n'était pas le chef d'un parti et qui était garant de la culture française par son sacre catholique, avait l'aura et l'autorité nécessaires pour rassembler les Français en temps de difficulté. Un chef d’État républicain, un chef de parti, médiocre au possible qui plus est, ne disposera jamais d'un tel pouvoir moral, de l'auctoritas comme on disait jadis.

L'assassinat barbare, mais pourtant méthodique (il a été mis à genoux pour être égorgé, comme de nombreux chrétiens d'Orient l'ont été), du prêtre Jacques Hamel, octogénaire martyrisé par deux musulmans, permet de revenir sur ce rôle sacré qui était celui du roi de France, et de souligner ce problème insoluble du relativisme religieux qui est consubstantiel à la république, ainsi que désormais, bien malheureusement, au haut clergé catholique qui a été contaminé, politiquement, par les dogmes du libéralisme et de la franc-maçonnerie, que l'on appelle alors doucereusement œcuménisme (lequel ne devrait valoir que pour les autres cultes chrétiens, alors que l'on essaie de nous imposer un "club d'Abraham"). De même que pour le 14 juillet, initiateur de la Terreur ayant atteint son point culminant en 1793-94 en France, il est presque cocasse d'avoir vu se rassembler tous ces représentants républicains à Notre-Dame de Paris, à la mémoire du père Hamel, avec le cardinal André Vingt-Trois. Une réaction de François Fillon, peu après la mort du « saint prêtre », comme l'a désigné le pape François, m'a paru très éclairante : il a rappelé en effet qu'à ses yeux, l'islam et le terrorisme étaient complètement dissociés, et qu'il fallait que l'islam s'intègre dans la sphère républicaine, comme la religion catholique avait dû le faire, à travers un bras de fer de deux-cents ans. De fait, si l'avènement de la république s'est fait dans le sang du roi et de la noblesse encore fidèle à la France, il s'est également largement effectué en versant celui des prêtres comme autant d'agneaux du Christ. Ce n'est pas ici le lieu pour rappeler les conditions de l'établissement de la Constitution civile du clergé imposée à Louis XVI, la lutte secrète et héroïque des prêtres réfractaires, c'est-à-dire ayant refusé de se soumettre à la république plutôt qu'au pape (et donc au pouvoir spirituel, comme à l'époque où étaient martyrisés les chrétiens qui refusaient de rendre un culte divin à l'empereur romain), mais le fait est celui-ci : la religion catholique a été mise à genoux par la république, par les armes, de manière bien plus violente et méthodique que ne le furent jamais les dragonnades de Louis XIV qu'elle se plaît pourtant à dénoncer au sujet des protestants. La neutralisation de la religion catholique d’État telle qu'elle existait sous la monarchie capétienne, était impérative pour la république afin d'y substituer le dogme républicain, que l'on invoque encore de nos jours comme une manière de religion nihiliste dont les contre-valeurs sont d'abord l'égalitarisme, le relativisme et avant tout l'athéisme, la laïcité n'ayant jamais eu pour vocation d'instaurer un quelconque vivre-ensemble, mais de mettre à mal la religion catholique qui avait cimenté la culture des Français depuis Clovis et même avant cela à la fin de l'Empire romain. C'était au roi de France, sacré selon le rite catholique, d'incarner cette unité de la France, de sa culture et de sa religion, alors que le vide culturel et religieux d'aujourd'hui, ne renvoyant l'homme qu'à des questions sans réponse et à des peurs primaires, ne fait que semer le chaos et le doute. Il est de ce fait très grave que le haut clergé catholique souscrive à la logique du relativisme religieux républicain et considère l'islam à place égale avec le catholicisme en France, contribuant à la perte des repères de ses fidèles comme des non-croyants. Comme la république, l’Église d'aujourd'hui ne hiérarchise plus les religions, ce qui laisse à penser qu'elle ne croit plus en son message, comme si le Dieu des chrétiens et des musulmans était le même, à quelques nuances rituelles et liturgiques près. Pourtant, Dieu sait s'il y a plus que des divergences historiques entre le catholicisme et l'islam, et que ce dernier ne peut se voir donner le statut d'un cousin comme le christianisme orthodoxe.

La mort du prêtre Jacques Hamel montre, comme en Orient, que les chrétiens de France peuvent désormais être une cible privilégiée des soldats de l'islam, non pas seulement en tant qu'ils sont français, mais en tant qu'ils sont chrétiens. A cet égard, ce n'est pas l’État islamique et sa méthode terroriste qui sont seulement en cause, mais bien l'islam dont l'impératif de conquête est défini dans ses gênes et par l'exemple de Mahomet le conquérant des terres chrétiennes. La république, en ayant privé la France d'un roi sacré et rassembleur, et de la hiérarchisation politique et culturelle des religions selon notre tradition, a supprimé les défenses immunitaires du pays depuis bien longtemps, et les musulmans ont fini par s'engouffrer dans cette faille béante, en feignant de respecter un pacte démocratique incompatible avec leur dogme théocratique. La république n'a aucune réponse à donner face à ce défi, puisqu'elle est athée par nature et anti-catholique par naissance. Les catholiques de gauche n'ont pas plus de réponse à donner, puisqu'ils refusent de confronter l'islam théologiquement et avec honnêteté. Pire encore, ils demandent aux Français catholiques encore conscients de leur héritage, de pactiser avec l'ennemi, qu'il soit républicain ou musulman, et de fermer les yeux, un peu comme le pape François, récemment, a demandé aux Arméniens de ne plus penser au génocide perpétré à leur encontre par la Turquie. Les musulmans, eux, temporisent, se disant prêts à collaborer contre les radicaux, mais poussant des cris d'orfraie dès que l'on en désigne précisément – comme François Bayrou a tenté de le faire tout récemment. Du reste, tous ces gens-là ne comprennent pas que l'amélioration de la situation ne passera ni par un élan sécuritaire, ni par la promotion des « valeurs républicaines » qui sont au contraire la source du problème ; c'est ainsi que Marion Maréchal Le Pen se fourvoie fort en voulant rejoindre une réserve militaire qui aura pour mission de soutenir les partisans de l'islamisation et de la soumission. En vérité, le retour à la France ne peut se faire que de manière culturelle, religieuse et méta-politique, en dehors des institutions existantes coupables de trahison : il faut que de plus en plus de Français trouvent en eux-mêmes le courage, l'intelligence et la sagesse de renouer le fil de l'histoire qui a fait la gloire et le rayonnement de notre pays, son unité également. Il faut avoir le courage de proclamer, comme catholiques, que non, ce n'est pas la laïcité qui doit être première en terre de France, mais le catholicisme, celui-là même qui distingue les pouvoirs temporel et spirituel depuis le moyen-âge, mais qui irrigue tout notre territoire de ses églises et de sa sagesse. Il faut avoir le courage de renouveler notre fidélité aux Capétiens, dont est issu aujourd'hui le duc d'Anjou Louis de Bourbon, Louis XX, l'aîné de la lignée, afin qu'existe au-dessus de tout ce chaos et ce relativisme installés depuis le coup d’État républicain de 1789, un véritable rassembleur au nom de notre souveraineté, de notre culture et de nos traditions.

Que vive le roi par le trône et l'autel !
lundi 9 mai 2016 | By: Mickaelus

Louis de Bourbon, duc d'Anjou : restauration de la statue de Saint Louis à la Collégiale de Poissy

Secrétariat de Monseigneur le Duc d'Anjou



Déclaration du 8 mai 2016
Réinstallation de la statue de Saint-Louis (Collégiale de Poissy)


La statue dévoilée en présence de Mgr le duc d'Anjou et des fidèles - photographie du Parisien


J’ai souhaité être présent pour la réinstallation de la statue de saint Louis qui avait été brisée l’année même où de nombreuses villes de France commémoraient la naissance de Louis IX, le saint roi. Le symbole était trop fort pour que ne soit pas perçu dans cet événement quelque chose qui le dépasse. Qui nous dépasse !

Saint Louis, né en 1214, il y a donc maintenant un peu plus de huit siècles, demeure le modèle du bon gouvernant. Dans ses diverses actions, dans ses écrits, il a toujours montré que le devoir des rois était tout entier contenu dans le service qu’ils pouvaient assurer vis-à-vis de leurs sujets. Cela s’est traduit en termes de justice qu’il réforma pour une meilleure adéquation entre la sentence et la faute ; de fiscalité qu’il voulut rendre plus juste et mieux ordonnée au bien commun ; de préoccupations sociales vis-à-vis des plus pauvres ou des malades. Il ne nous appartiendra pas de rappeler ses mérites que le peuple a tout de suite reconnus au point de vouloir en faire un saint dans des délais très courts.

Au-delà de sa personne et de son action humaine, il y a en effet l’intercesseur entre les hommes et Dieu qui est honoré sur les autels des centaines de cathédrales, églises et chapelles placées sous son patronage. Oui, ce saint est intimement lié à la France qu’il protège. Il était donc important qu’il soit encore mieux vénéré dans cette église de Poissy où il fut baptisé et où sa statue a toute sa place.

Celle-ci ne pouvait pas disparaître, fracassée par une main iconoclaste. Ainsi dès que j’ai su qu’elle avait été brisée alors que par deux fois, quelques semaines avant, elle avait accompagné ma démarche d’hommage à mon saint aïeul, j’ai demandé que soit mis en œuvre ce qui était possible pour replacer l’effigie de saint Louis dans son église. L’Institut de la Maison de Bourbon, organisme culturel reconnu d’utilité publique, permet de répondre à de tels besoins et il a pu ouvrir une souscription à laquelle ses membres ont largement répondu, ainsi que ceux d’autres associations, elles aussi sollicitées. Je les remercie toutes. Le mécénat est nécessaire dans un pays qui conserve de nombreux témoignages de son passé mais qui est confronté aussi, souvent, à leur triste état et même, parfois, malheureusement à leur abandon.

Mais sans doute la création d’une nouvelle statue aurait-elle dû être envisagée sans le talent, la patience et tout l’art de Pierre-Charles Mouterde qui a su, parmi les centaines de débris épars, reconnaître chaque morceau et reconstituer l’œuvre. Ainsi cet objet de foi des générations passées continue, au présent, à soutenir la dévotion des fidèles. Beau symbole chrétien d’unité des générations qui ne forment qu’une famille.

Symbolique forte, à l’image de celui qui fut autant un grand roi sur terre qu’un grand saint au ciel.

Remercions donc le Père Courtois, d’avoir pu organiser cette cérémonie. La date choisie, qui est celle de la fête nationale de Jeanne d’Arc, n’est pas un hasard. Elle permet de se rendre encore mieux compte qu’en France la foi et l’attachement aux valeurs chrétiennes sont les meilleurs fondements de la vie publique.

Qu’à l’occasion de la restauration de la statue du souverain né et baptisé à Poissy, saint Louis et sainte Jeanne d’Arc protègent notre Patrie et lui rappellent sa mission.

Louis, duc d’Anjou




Photographie du Parisien (article ci-dessous)


Quelques articles du Parisien sur le sujet :


samedi 2 avril 2016 | By: Mickaelus

Louis de Bourbon, duc d'Anjou : Ostension de la Sainte Tunique du Christ

"La Sainte Tunique du Christ, confiée au IXème siècle par Charlemagne à sa fille Théodrade, demeure depuis douze siècles à Argenteuil et depuis cent cinquante ans dans la basilique construite spécialement pour la recevoir.
 
À l’occasion de ce 150ème anniversaire, du 50ème anniversaire du diocèse de Pontoise et de l’Année Sainte de la Miséricorde, S.Exc. Monseigneur Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, a souhaité qu’une Ostention de la Sainte Tunique soit organisée du 25 mars au 10 avril. La Sainte Tunique sera présentée, dépliée dans un antique reliquaire, au cœur de la Basilique.
 
M. l’abbé Guy-Emmanuel Cariot, recteur de la Basilique Saint-Denys d’Argenteuil, a invité Mgr le duc d’Anjou à venir « à la suite de ses ancêtres, de Louis VII à Louis XIII, vénérer à son tour la Sainte Tunique ».

Une messe pour la France sera célébrée à 19h00 par S. Exc. Monseigneur Luc Ravel, évêque aux Armées.

La vénération de la Sainte Tunique aura lieu à l’issue de la messe, soit vers 20h15."


 

Secrétariat de Monseigneur le Duc d'Anjou


"J’ai souhaité, à l’occasion de cette ostension exceptionnelle, pouvoir vénérer à mon tour, la Sainte Tunique conservée dans la Basilique d’Argenteuil.

Depuis le recueil de cette insigne relique par Charlemagne qui l’a reçue de l’impératrice Irène de Constantinople, nombreux furent les rois de France, mes ancêtres, qui vinrent l’honorer. Les annales ont retenu notamment Louis VII dont le règne marque la première ostension dont on ait la trace ; saint Louis dont la dévotion était si grande qu’il acquit les reliques de la Passion et fit construire pour elles la Sainte-Chapelle ; François 1er sous le règne duquel eut lieu une grande procession réunissant la Couronne d’épines et la Sainte Tunique ; Henri III et Louis XIII vinrent aussi se recueillir, ainsi, qu’à la suite de Blanche de Castille, les reines Catherine et Marie de Médicis et Anne d’Autriche.

Au-delà de l’importance de la Sainte Tunique, relique permettant aux fidèles de renforcer leur foi en offrant à leur vénération un objet qui les relie directement au Christ, l’ostension suscite une communion comme peu d’événements en produisent.

Publique, elle permet à tout un peuple de s’associer dans une même prière. Il y a là un symbole très fort. Les ostensions permettaient à des dizaines de milliers, des centaines de milliers de Français, d’être réunis autour du souverain pour un acte commun.

Cette année ce seront entre deux cent cinquante mille et plus de un demi-million de personnes qui participeront à cette présentation solennelle. Quel symbole pour notre époque ! Un des événements majeurs de l’année sera religieux. Voilà qui remet bien des idées en place. Dans une société laïcisée dans laquelle d’aucuns voudraient n’attribuer à la religion qu’une dimension personnelle et individuelle, il est important de donner l’occasion d’exprimer leur foi et leurs convictions à de nombreux fidèles dans un esprit d’unité.

Plusieurs Évêques et Cardinaux, et il me plaît, tout particulièrement à cette occasion, de saluer Son Éminence le Cardinal Philippe Barbarin, Primat des Gaules, se succéderont durant ces deux semaines pour présider les cérémonies. La présence de tous renforce le caractère universel de l’ostension de 2016.

Il me paraissait important, à la fois comme chrétien et comme héritier des rois mes prédécesseurs, d’y participer dans le même élan de partage avec le plus grand nombre d’une foi commune dans laquelle la France puise son identité et sa grandeur.

La messe du 1er avril est célébrée par son Excellence Mgr Luc Ravel, Évêque aux Armées, aux intentions de la France. Dans ma position d’héritier de la dynastie qui a fait la France, j’ai tenu à m’y associer, souhaitant ainsi continuer à inscrire cette ostension de 2016 dans une tradition plus que millénaire.

Je remercie tout particulièrement Son Excellence Mgr Stanislas Lalanne, Évêque de Pontoise d’avoir pris l’initiative de permettre cette ostension exceptionnelle pour les cent cinquante ans de l’édification de la nouvelle basilique Saint-Denys, les cinquante ans de la création du diocèse du Val d’Oise et l’année de la Miséricorde. J’associe à mes remerciements l’ensemble des équipes paroissiales si dévouées. Enfin, j’adresse toutes mes félicitations au Père Cariot, recteur de la Basilique pour son rôle majeur dans l’organisation de ces cérémonies et la restauration exemplaire de la sainte relique.

Qu’en cette occasion, qui nous permet de toucher jusqu’au plus profond du mystère de notre foi catholique et de notre histoire de France, saint Louis et saint Denis intercèdent afin que la France poursuive sa mission, si essentielle pour toute l’humanité, de fille aînée de l’Église.

Louis, duc d’Anjou
1er avril 2016"




Pour en savoir un peu plus sur l'histoire de la Sainte Tunique du Christ et sur l'Ostension, je vous invite à vous rendre sur le site officiel, via ces rubriques notamment :